( 3^9 )
semblée constituante, d’attribuer aux corps admi-nistratifs, tous les détails de l’administration, saufla surveillance aux divers ministres, pour lesemplois des deniers publics, et sauf leurs inter-ventions, dans les cas de conflits ou de prévari-cations- car un monde de commis, pour adminis-trer le royaume, étoit une chose trop monstreuseougigantesque. Eli ! combien cette aglomération a faitde malheureux ! On ne peut donc jamais supposerà l’Assemblée constituante, le dessein de la vastecentralisation qui a eu lieu depuis elle.
Si au contraire, on eut laissé faire et agir lesconseils généraux de départemens et tl’arrondis-semens , pour tout ce qui concernoit leurs intérêtsimmédiats et locaux , en obligeant seulement,chaque conseil général, à faire imprimer, tous lesans, les travaux de sa session, le gouvernementauroit pu y voir l’esprit d’ordre et de sagesse desadministrateurs, et en mérne-temps, celui dechaque préfet;
Si on eût renoncé à connoître d’une foule dechoses : par exemple , des administrations descolleges et des hôpitaux, qui eussent été beaucoupmieux conduites en tout, par l’élite des principauxpropriétaires, et delà magistrature de chaque ville,que par les organes du ministère, tels sages ouhabiles qu’ils pussent être ;
Si on eût, surtout, laissé faire les conseils mu-