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rêts, où le parcours des bestiaux, ait été plus gé-néral, et où on ait compté plus d’ateliers de cendreet de potasse, et c’est par de tels motifs, que jen'ose me permettre de dire le triste effectif duplein-bois de cette forêt aujourd’hui.
Les canaux sont partout des signes et des gagesde prospérité publique, cependant il faut se féli-citer aujourd’hui, de ce qu’on a pas exécuté lecanal de l’Oise, projette en 1724? par M. Le Roide Jumelles , car toutes les belles forêts de l’Ar-gone, du Clermontois et de Compiègne, seroientdans le triste état de la forêt d’Orléans.
Paris néanmoins a besoin de toutes ces forêts,car les distances, ni les frais considérables de lanavigation, n’ont pas empêché d’y avoir recoursdepuis long-temps, et l’époque pourroit s’en rap-porter, aux coupes extraordinaires que le gouver-nement y permit, en 1765, pour la reconstructionde l’Opéra.
Il fut éprouvé, en 1783, qu’en prenant la cordede bois à zéro, dans le Béni, on ne pouvoit lavendre avec bénéfice, à Paris; et aujourd’hui leBerri, est mis à contribution pour fournir de bois,les chantiers de la capitale.
Nous avons vu que la Lorraine, avoit les plusbeaux bois., et les mieux aménagés, et j’ai sous lesyeux un mémoire imprimé de la province, quicontient les vives alarmes des magistrats sur la