Buch 
Les forêts de la France : leurs rapports avec les climats, la température et l'ordre des saisons; avec la prospérité de l'agriculture et de l'industrie / par Rougier de la Bergerie
Entstehung
Seite
353
JPEG-Download
 

( 353 )

et des étés plus hrûlans. » Aujourdhui même,trente août 1817, tous les journaux de la capitaleannoncent que dans la Provence, les puits, lessources et les rivières y ont tari, et que le ther-momètre, au soleil, a marqué quarante-quatredegrés.

Tous ces avis et doléances exprimés partant dhommes éclairés, et dans tous les départe-mens du midi, ne sont point suggérés par de vainssystèmes, par des intérêts déguisés, ni par uneignorance obstinée : car lolivier, le mûrier, lavigne, le châtaignier et le noyer, sont des témoinsirrécusables de ces tristes homélies.

Les terroirs de Narbonne et de Carcassonne ,nous a dit un des plus sages préfets , étoient jadiscouverts doliviers, et il nen reste plus que dansle voisinage delà mer. Le département en est réduità acheter des huiles dans les départemens voisins.

À Vaucluse on attribue sans hésiter, le dépé-rissement des oliviers, au déboisement général dudépartement,-lhuile dolive déjà ny est plus unobjet dexportation.

l)ans lArriège , M. le Préfet déclare quil yavoit autrefois beaucoup doliviers, et quil 11y ena plus aujourdhui. Celui de la Drôme a fait lesmêmes observations, et Rozier, il y a trente ans,en avoit fait la remarque pour Montélimart.

Le mûrier, déjà proscrit dans la terreur, a subi

a3