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et des étés plus hrûlans. » Aujourd’hui même, iétrente août 1817, tous les journaux de la capitaleannoncent que dans la Provence, les puits, lessources et les rivières y ont tari, et que le ther-momètre, au soleil, a marqué quarante-quatredegrés.
Tous ces avis et doléances exprimés partant d’hommes éclairés, et dans tous les départe-mens du midi, ne sont point suggérés par de vainssystèmes, par des intérêts déguisés, ni par uneignorance obstinée : car l’olivier, le mûrier, lavigne, le châtaignier et le noyer, sont des témoinsirrécusables de ces tristes homélies.
Les terroirs de Narbonne et de Carcassonne ,nous a dit un des plus sages préfets , étoient jadiscouverts d’oliviers, et il n’en reste plus que dansle voisinage delà mer. Le département en est réduità acheter des huiles dans les départemens voisins.
À Vaucluse on attribue sans hésiter, le dépé-rissement des oliviers, au déboisement général dudépartement,-l’huile d’olive déjà n’y est plus unobjet d’exportation.
l)ans l’Arriège , M. le Préfet déclare qu’il yavoit autrefois beaucoup d’oliviers, et qu’il 11’y ena plus aujourd’hui. Celui de la Drôme a fait lesmêmes observations, et Rozier, il y a trente ans,en avoit fait la remarque pour Montélimart.
Le mûrier, déjà proscrit dans la terreur, a subi
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