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d’autres disparitions par l’effet des gele'es pnntan-nières et par les rapides et trop libres incursionsdes vents du Nord ; il y a douze ans, a dit M. lePréfet de l’Arriège, qu’il n’y a plus de mûriers auxenvirons de Pamiers et de Mirepoix.
Cette année, 1817, la vigne, à la fin d’avril, a étégelée dans le Medoc, et dans un grand nombre devignobles du Languedoc.Le mûrier, par la mêmecause, y a également été beaucoup endommagé.
Ce n’a point été par un système d’académie,que nos pères avoient porté le nombre des saisonsde deux, à trois, et ensuite à quatre; dans cestems, ils suivoientla marche de la nature, commeelle-même suivoit l’influence progressive du soleil*Les défricliemens alors si nécessaires,et l’agricultureensuite, ont successivement opéré de grandes diffé-rences dans les climats. Les Gaules, en effet, avoientun climat grandement rigoureux, au temps de Cé-sar ; Cicéron en a dit, quid hîc terris asperius ;Columelle qui étoit aussi grand physicien, que cé-lèbre agronome et géopone, a la gloire d’avoir lepremier fait observer, il nous semble, les change-mens et l’amélioration des climats des Gaules, oùdisoit-il, la vigne et l’olivier ne pouvoient pros-pérer , et où maintenant la terre commenceà s’adoucir et à s’échauffer ». Quce regiones ,propler assidudm hiemis violentiam , nullarnstipem vitis aul oleœ depositam custodire pohie-