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Autrefois, dit M. le préfet, dans les plus mauvaisesannées, il y avoit toujours quelques cantons fa-vorisés par les abris , et cette année, (an VIII)on n’y a pas récolté un seul tonneau de cidre ■ ceque les anciens n’avoient jamais vu.
Dans le haut Rhin, un estimable savant disoit,il y a vingt ans : les forêts abattues, ont changé leclimat. Les fleurs des vignes et des arbres périssenthabituellement, les pluies se changent en ondées,les plaines en champs brûlans, et la santé del’homme en souffre.
Tous les départemens, enfin, se plaignent de larigueur des climats, et surtout de la variabilité del’atmosphère. (Voyez les faits).
La diminution du volume et de la surface deseaux, l’interruption habituelle du cours des rivières,de celles mêmes qui ont donné leurs noms à desdépartemens, la fugue des eaux en torrens, et laguerre révolutionnaire , faite aux étangs, doiventdéterminer le nouveau conseil de réformation , àprendre plus de soins et de précautions pour lajouissance, pour le cours et la police des eaux cou-rantes et réservées. Leur influence sur la salubritéde l’air atmosphérique, le besoin impérieux derendre à la terre l’humide dont elle est trop géné-ralement dépourvue, tout ce qui constitue en unmot l’agriculture, en fait un devoir et même unenécessité.