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montagnes, et aux immenses défrichemens dessites monlueux , qui, n’ayant plus de terre cultene peuvent emmagasiner ni eau ni chaleur ; etquand on considère encore les vastes et nombreuxabatis des forets , des bois et de tant de millionsd’arbres, disparus depuis vingt-cinq ans seule-ment : les hivers rigoureux et les longues séche-resses, pour le midi du moins , en sont plus fa-cilement expliqués.
Il n’y a pas un département, sans en exceptermême celui de la Seine, où on ne se plaigne deschangemens et de l’excessive variabilité de l'at-mosphère.
Suivons la ligne du midi au nord.
A Vaucluse , il étoit rare, nous a-t-on dit, devoir tomber de la neige ,• maintenant, elle ycouvre la terre chaque année, et jusqu’à inter-cepter les routes.
À Lyon, on n’y jouit plus de la températureque lui assigne sa latitude ; la vigne y gèle souventà la fin d’avril.
Dans l’Ailier, on a été forcé d’abandonner laculture du mûrier qui y prospéroit, il y a vingt-cinq ans, et on y attribue cet effet, à la destruc-tion des bois.
Dans le département de l’Orne, on déclare queles saisons y sont tellement devenues irrégulières ,que les récoltes en fruits, n’y sont plus assurées.