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Les grandes pensées suivent toujours les grandshommes ; ainsi, Pierre le Grand, digne des Grecsau temps d’Homère, résolut de voyager pour s’ins-truire. Il eut le noble courage d’entrer dans leschantiers de la marine et d’y travailler lui meme -,c’est là qu’il apprit à connoître tout le prix desgrands et beaux arbres. De retour dans ses états,les plus riches en bois de service, du vieux monde^il créa un régime conservateur des forets qui s’ob-serve encore, c’est-à-dire, des compagnies de fo-restiers qui étoient chargés de parcourir les forets,de faire les délivrances et de réprimer les délits.
Cependant les ressources s’y épuisent aussi ;l’Angleterre, la Hollande, les Villes Anséatiques,la Flandre, l’Espagne et la France, en ont immen-sément tiré des rives du Volga;et, les chantiers deSt.-Pétersbourg, d’Archangel, de Cronstad, deClierson et de la Grimée, ont encore plus vive-ment hâté l’épuisement des bois, aux abords desgrands fleuves..
M. William Tooke, voyageant pour son ins-truction, a récemment fait observer qu’il n’y avoitplus de beaux chênes pour la marine, qu’à Cazan età Veronetcli, où le Gouvernement n’en laisse pren-dre que pour la marine impériale. Il fait l’éloge ega-lement des superbes mélèzes, qu’on y emploie pourles mêmes constructions, mais il fait remarquerque dans le Gouvernement de Pétersbourg, les