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forets sont déjà rares, et que le prix du bois, de-puis 1780 jusqu’en 1800, y a plus que doublé.
Le Danemarck et la Suède en sont aussi excessi-vement dégarnis, et c’est pour cette cause que leGouvernement Suédois vient de faire des fondsen juillet 1817, pour distribuer des prix à beux quiauront le plus et le mieux fait des semis, ou plantédes arbres.
L’Allemagne a des écoles publiques pour laconservation des forets.
De tels soins ne doivent pas surprendre pourle Nord, car indépendamment de l’immense con-sommation , et pour laquelle, on y a cru trop long-temps aussi, que la nature étoit inépuisable , il y aencore des insectes ennemis qui creusent les plusgros arbres, et c’est pour éviter leurs ravages,qu’on débite les arbres, à mesure qu’on les abatet qu’on les plonge aussitôt dans la mer.
L’expérience encore a fait connoître que les eauxde la Newa altéroient vivement les bois de cons-truction.
Quant à l’Espagne ; on ne peut pas dire, sur cepoint : qu’il n’y a plus de Pyrénées, car elles fontde plus en plus et très-vivement, ressentir leursinfluences et météores, sur les riches plaines delàrégion maritime jusqu’aux Alpes.
Depuis trente ans, au moins, les savans phy-ciens, les administrateurs et les agronomes les