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plus éclairés, ont tous observé que les variationsde l’atmosphère, sous les vents des Pyrénées, de-venoient plus subites et plus funestes aux mois-sons et à la santé de l’homme ; tous en attribuentles causes au dénuement des monts.
Rozier en a tiré des conséquences fâcheusespour le bas Languedoc et la Provence, par lesintercurrences des vents du Nord et de ceux desPyrénées, qui refroidissent nécessairement ceuxd’Afrique, auxquels la Provence doit la chaleurde son climat et la bienfaisance de ses abris dansl’hiver.
Les états du Languedoc avoient été frappés sansdoute de ces effets nouveaux, sur leur tempéra-ture, quand ils instituèrent un professeur de phy-sique expérimentale, et quand d’ailleurs ils firentdes fonds pour décerner des prix, à ceux qui indi-queroient les meilleurs moyens de garantir lesmoissons.Le beau prix proposé par l’académie deMontpellier, fera toujours une grande époquedans l’histoire des Sciences physiques, et je ne saissi l’Académie des Sciences de Paris, a la gloired’en avoir proposé qui soient au moins plusutiles.
Si pendant une longue période, les météorolo-gistes , les agronomes et les simples hommes deschamps, ne cessent d’accuser les vents des Pyré-nées, des rigueurs nouvelles de leurs climats et des