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semble voir dans l’avenir et la postérité, qu’unechimère ; tous soins de raison et de calcul,l’ennuient ou la fatiguent, tout livre enfin, estmaintenant pour elle, un Bartliole ou un Cujas.
Les témoignages et les faits nouveaux que jeviens de recueillir, donnent cependant une forcenouvelle à mes premières représentations , et ilsconfirment les principes d’état, des hommesles plus renommés, sur les causes de la pros-périté publique. Je dis au surplus moi-même, en1817,ce que j’ai dit en 1798 et en i8o3 ; nul motifd’intérêt ou de circonstances ne m’a fait prendre laplume, car il n’est pas donné à tout le monde d’é-crire par spéculation.Il ne s’agit pas davantage d’unevaine gloire d’auteui',de palme académique, ou d’unsystème nouveau qu’on affectionne, car j’en faisle premier l’aveu, le livre que je publie, m’appar-tient moins qu’aux grands hommes, qu’aux savanset aux magistrats, dont j’ai emprunté les témoi-gnages,- et à ce titre, au moins, ce livre doit resterdans l’histoire de l’agriculture de la France;j’en ai pour garans, tous les faits inhérens auxquestions qui y sont traitées.
Il ne me reste donc plus qu’à invoquer l’atten-tion des hommes du gouvernement, et à réclamerl’appui de tous ceux qui peuvent concourir à fairearrêter le fatal cours des choses que je viens d’ex
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