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auxiliaire dans le caractère même de l’armée 1817,dont la température, les saisons , les météores etles ouragans , viennent d’avertir si fréquemmentl’Europe et la France, des suites funestes de ladestruction des forêts.
Deux fois , depuis vingt années , j’ai fait tousmes efforts pour faire envisager le sort futur denotre agriculture, par les abus des défricliemenset par l’entraînement de la terre culte dans lésdeux mers , et pour faire mettre quelques digues,en faveur des bois, au torrent des intérêts privés.Je me suis adressé , j’ai importuné des hommespréposés aux lois, aux décrets, au gouvernementet même aux sciences : je n’ai trouvé, en général,qu’une froide indifférence , de vaines excuses , ou,une désolante ironie. La cognée du bûcheron , lahoue de l’écobueur et le feu des enchères sem-blent, au contraire, en avoir reçu une pins grandeactivité. Puis-je donc espérer d’être plus heureuxcette année? car les esprits sont loin de la direc-tion dans laquelle tous les hommes sages désire-roient les voir enfin se fixer. Un phare nous estdonné pour rentrer dans le port, et c’est à qui serejettera, en pleine mer , aux hasards et aux dan-gers des écueils et des tempêtes.
L’opinion que des philosophes ont nommé lareine du monde, et qui est bien plus réellement,celle de la France, tombe chaque jour dans un mal-aise qui décèle de fâcheux symptômes. Elle ne