XII
PRÉFACE.
cantons, de tontes les villes, de tous les châteaux, de tous les lieux, en unmot, où se sont passés quelques événements importants, voilà tout ceque l’on y trouvera. Pour y faire entrer la science proprement dite, end’autres termes, la géologie, la minéralogie et la botanique, il eût fallu,comme Ebel, dépasser les bornes et surtout le poids obligés d’un ouvrage ,de ce genre, qui, avant tout, doit être portatif. D’ailleurs, de semblablesindications, presque inutiles à la majeure partie des voyageurs, ne se-raient jamais suffisamment développées pour ceux qu’elles pourraient in-téresser. * ;
J’ai emprunté à M. Murray le plan de son livre, qui me paraît excel-lent; car l’ordre alphabétique employé par Ebel nécessite des rccheichescontinuelles et force le voyageur à avoir sans cesse une carte à la main.Mais, outre YAnleitung die Schweiz zu bereisen et le Ifand-ïlouk fortravellers , outre mes propres notes, prises durant sept étés consécutifs,de 1834 à 1840, outre les documents inédits si précieux que m’ont fournisavec tant de complaisance plusieurs de mes amis, je suis redevable derenseignements importants au Dictionnaire géographique et statistique ' :de la Suisse (de Lutst), traduit par Leresche; à l'excellent traité deM. Meyer de Knonau, Erdkunde der Schweizerischen-Eidsgenossen-schaft , aux Gemœtde der Schweiz, et a une foule d’autres ouvrages re-marquables, mentionnés en tête de chaque s'ection. Enfin, j’ai corrigé lesépreuves de chaque feuille à la Bibliothèque du Roi, sur les belles cartesde Woerl (la Suisse en 20 feuilles), publiées tout récemment à Freyburg en Brisgaw.
Malgré toutes mes recherches et tous mes soins, cet Itinéraire, je tn’em- ipresse de le reconnaître, n’est certes pas aussi exact et aussi complet Iqu’on pourrait l’exiger. Ce n’est qu’avec le temps, ce n’est qu’avec le con-cours bienveillant de tous les voyageurs qui s’en seront servis, que je par-viendrai a efTacer toutes ses erreurs, à réparer toutes ses omissions. Telqu’il est cependant, j’espère qu’il atteindra le but que je me propose,celui d’être utile; et que, parmi mes lecteurs, il s’en trouvera plus d’unqui me remerciera intérieurement de mon travail, dans ces vallées, surces lacs et au sommet de ces montagnes, où je l’aurai, guidé, et où,comme de Saussure, j’ai passé quelques-unes des plus belles heures dema vie.
Adolpiik JOANNE.
1 er mai 184t.