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ITINÉRAIRES.
du Crainont, du Rigi , du Faulhorn, du Sæntis , du Kanior, du Mo-léson , de la Calanda , du Niesen, du Monte Salvadore, du Riffel,du Titlis , du Bristenstock, du Pilate , du Napf, du Slockliorn, duMonte Generoso , de la Scesa Plana ( dans les Alpes ), du Mercure(dans le duché de Baden j , que l’on découvre les panoramas les plusétendus et les plus admirés.
Tous les voyageurs qui entrent en Suisse ou qui en sortent du côtédu Midi ne devront pas manquer d’entreprendre une excursion àla Chartreuse de Grenoble . A ceux qui y seront venus ou qui la quit-teront par le côté opposé, nous ne saurions trop recommander detraverser la Forêt-Noire, et de s’arrêter quelques jours à Baden, aulieu de remonter ou de descendre le cours du Rhin et les deuxroules qui bordent ses rives. — Quant au Jura français et suisse , ilmérite d’ctre visité en détail ; mais il gagne beaucoup à être vu avantles Alpes . Enlin, lorsqu’on passe pour la première fois sur le ver-sant méridional des Alpes , on ne peut pas se dispenser, sans desmotifs graves, de franchir les limites de l’Italie , et d’aller, sinonjusqu’à Venise , du moins jusqu’à Milan , admirer le duomo , leséglises, les tableaux, les théâtres, etc., de cette belle capitale duroyaume Lombardo-Vénitien .
§ II. Itinéraires.
Les voyages ne deviennent vraiment agréables, et surtout utiles àceux qui les entreprennent, que lorsqu’ils ont été préparés quelquetemps à l’avance par diverses études scientifiques ou littéraires , etqu’ils sont faits avec esprit et avec goût. Tous les voyageurs intelli-gents auront donc, avant de songer sérieusement à leur départ,(leux devoirs impérieux à remplir : le premier, d’étudier sur debonnes cartes et dans des ouvrages choisis les pays qu’ils se propo-seront de visiter; le deuxième , de calculer et de déterminer l’em-ploi de leur temps, pendant leur absence projetée, de manière à entirer le plus grand prolit possible pour leur plaisir et pour leurinstruction, en d’autres termes, de tracer leur itinéraire.
Mais, on le conçoit aisément, il y a autant d’itinéraires différentsque de voyageurs. —En esquissant ceux qui vont suivre, nous n’a-vons donc d’autre but que de donner quelques indications utiles àceux de nos lecteurs qui éprouveront tout à la fois le besoin et ledésir d’en profiler.
« L’expérience nTa appris, dit M. Tœpfer, dans son charmantVoyage en zigzag, qu’une expédition pédestre du genre de celles quenous taisons gagne beaucoup à ce que le plan en soit conçu seloncertaines données, par exemple, à ce que la partie montagneuse duvoyage soit placée au commencement, et que les contrées popu-leuses, riantes, parsemées de villes, ne se rencontrent que dans ledernier tiers du voyage. Alors, de même que pour chaque journéeil s’agit de conquérir par la fatigue l’appétit du banquet et les dé-lices du repos, de même, à considérer l’ensemble de l’excursion,il s’agit de conquérir, on plutôt de rehausser par le rude et l’abrupte