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n. N° 8. STlt ASItOURG. LE 1111IX.
relies. Les personnes sujettes auxvertiges feront bien de ne pas tentercette ascension, qui n’est pourtant nidifficile ni même dangereuse. Bienque garnis partout de barreaux de ferles escaliers des tourelles sont telle-ment percés à jour, que plusieursfemmes, saisies d’un subit accès dedélire, se sont précipitées volontai-rement sur le pavé de la place.
Monuments et cuiuosités. — LeChâteau-Royal, bâti de 1728 a 1741par le cardinal Armand-Gaston de Rohan , évêque de Strasbourg , prèsde la cathédrale; le temple de St-Thomas, fondé en 070, et rebâtien 1031, qui renferme le mausoléedu maréchal de Saxe, par Pigalic ;d’autres monuments tumulaires etdeux horribles momies d’un comtede Nassau et de sa lille ; le théâtre(1804 a 1821); le collège royal, surla place de la Cathédrale, occupantl’emplacement d’une ancienne con-struction nommée Thiergarlen, oùGutenberg fit ses premiers essaisen 1430, et établit une presse en1439; l 'hôtel de la Préfecture, dansla rue Bridée, ainsi appelée parceque 2,000 juifs y furent brûlés lorsde la peste noire, eu 1349; le Lux-hof, habitation des empereurs lors-qu’ils séjournaient à Strasbourg ;l 'hôtel de l’Artillerie, où l’on vi-site une belle fonderie de canons;le Temple-Neuf sur les murs in-térieurs duquel on découvrit en 1824une danse des morts; l'ancienneUniversité; la Bibliothèque publi que , fondée en 1631 (150,000 vol.,8,000 tnanusc. et beaucoup d’anti-quités curieuses. (Nous mentionne-rons, parmi les manuscrits, le su-perbe ouvrage de l’abbesse lierradede Landsberg (1180), un missel enlettres d’argent sur parchemin pour-pré, une collection de conciles, etc.);l’Arsenal, l’un des pins beaux de laFrance ; le Musée d'histoire natu-relle (7 salles) : 1 » ovipares, ani-maux invertébrés ou mollusques,zoophytes; 2° règne végétal, 3° mi-néralogie, 4° fossiles, 5° géologie,6° anatomie comparée, 7“ vivipares,lépidoptères (6,000 papillons, la plusbelle collection qui existe), la cita-
delle; la statue de Gutenberg, parM. David (d’Angers), inaugurée, le24 juin 1840, sur la place du mar-ché aux herbes, près do la cathé-drale, par une i'ôte dont Strasbourg !gardera longtemps le souvenir.
Promenades. — Le Broglie, de-,vaut le théâtre: le Boberlsau (prai-rie de Robert), entre l’ill et le Rhin ;les Conlades, au sortir de la porte|des Juifs.
UE STRASBOURG A BADEN-BADEN.
(7 p. \ \î. — 13 lieues.)
Deux diligences tous les jours, à 6 heures du .matin et à midi. Prix pour une personne : 5 lï.30 c. Trajet en 6 h.
Hàleaux à vapeur.
En allant de Strasbourg au Rhin ,on remarque un mausolée de formecarrée portant l’inscription sui-vante , gravée sur une table demarbre noir qui en orne la base:Au général Desaix, l’armée duIthin , 1801. Ce monument a ctéexécuté par M. Ühmacht , de Stras bourg , d’après les dessins de Wein-brenner. Sa face principale estdécorée du busle du général et dedeux figures emblématiques. Lestrois attires laces représentent lepassage du Rhin , la défaite deMourad-Bey dans la Haute-Egypte ,et la mort de Desaix à Marengo. Achaque angle est un génie tenantdans ses mains la palme de l'im-mortalité et une couronne de lau-rier. (F. le Grand-Saint-Bernard ,où le corps de Desaix est enseveli.)
Non loin du mausolée, on aper-çoit le fleuve célèbre dont le Thal-weg, c’est-a-dire le fil d’eau le pluspropre à la navigation d’aval, cons-titue aujourd’hui la limite de laFrance du côté de l’Alsace seule-ment.
Laissant alors derrière soi le bu-reau des douaniers français , on tra-verse le Rhin et l'ile qu’il forme en Icet endroit, sur un pont de bais, le- ■seul qui existe dans toute l’étenduedu territoire français , L’ancien pont,construit' avec tant d’art qu’il pou-vait, en cas de nécessité, se démon-ter et se remonter dans l’espace dequelques jours, a été brûlé en partiepar les Allemands après nos desos-