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It. KO 10. FiïEYiïUltG. LA VALLÉE D’EKlEIt. 00
mais des mosaïques de morceaux deverre très-épais et entièrement co-lorés. Ceux du c-liœur sont despeintures sur verre représentant desfamilles nobles avec leurs armoiries.Quoique plus riches et mieux dessi-nés que les autres, ces vitraux pa-raissent moins beaux, parce que lesmorceaux de verre qui les formentont simplement été peints des deuxcôtés. Outre ces anciens vitraux, leMünster en possède de modernes(lignes aussi d’attention. Nous men-tionnerons les 4 évangélistes ( aileméridionale ) 'et les scènes de laPassion , peintes par Ilelmle d’aprèsle dessin original d’Albert. Durer.
L’extérieur du Münster, le côtéméridional surtout, n’est pas moinscurieux que l’intérieur. Ses arcs-boutants, ses balustres, ses statues,ses niches et leurs dais gothiques,scs gouttières aux formes étrangeset variées, ses G portes latérales, sescolonnes, scs nombreuses fenêtres,ses rosaces gothiques, ses piédes-taux sculptés, etc., méritent sansdoute une longue visite; mais ce quiattire principalement l’attention detous les étrangers, c’est la tour ou laflèche, dont il nous reste à parler.
D’abord quadrangulaire,cette tourdevient, au tiers de sa hauteur envi-ron, octogone; puis elle se terminepar une flèche de pierre en forme depyramide, aussi hardie que légère,et d’un travail admirable. Ses 3 par-ties réunies ont 381 pieds anglais , ou366 pieds de Vienne. Il faut montersur le balcon entourant la base de laflèche pour contempler un beau pa-norama, mais plus encore pour voirde près et apprécier à sa juste valeurce chef-d’œuvre de l’architecture go-thique, qui, malgré son apparentefragilité, résiste depuis plus de cinqsiècles à toutes les intempéries de l’at-mosphère et aux plus terribles tem-pêtes.
Parmi les autres édifices publicsde Freyburg , nous citerons Végliseprotestante, près de. la porte deFrancfort , ancienne église du cou-vent supprimé de Tenncnbach ,transportée pierre à pierre, et re-construite à la place qu’elle occupe
aujourd’hui; le Kaufhaus (maisonde commerce),près de la cathédrale,édifice gothique; la nouvelle sallede spectacle, la fontaine du mar-ché au poisson, décorée du monu-ment du fondateur de la ville; lecollège, fondé et doté en 1454, etdont la bibliothèque compte plusde 100,000 vol.; l’archevêché, etc.,etc.
Vuniversité de Frevburg, l’unedes plus anciennes universités del’Allemagne , fut fondée en 1456.On y compte 35 professeurs et 5 à600 élèves. C’est le séminaire ca-tholique du grand-duché de Badcn,dont Heidelberg est le séminaireprotestant. Conformément à un con-cordat récent, Freyburg possède unarchevêque métropolitain du grand-duché et du Wurtemberg , et un nou-veau séminaire de prêtres catholi-ques, aux frais de ces deux gouver-nements.
Tous les étrangers qui visiterontFreyburg devront monter jusqu’auSchlossberg (15 m. env. de la cathé-drale), d’où l’on découvre de char-mants points de vue sur les valléesnu Rhin et de la Treisam , ou d’Kn-fer. La montée commence près de laporte de Souabe.
De Freyburg à Bâle . (R. n° 11.)
Presqu’au sortir de Freyburg , laroute de SchatVouse entre dans lavallée de la Treisam , plus connuesous le nom de Hœllenthal ou Val-lée dt Enfer. Dans sa partie infé-rieure , la vallée d’Knfer s’appellesouvent le Paradis, lin effet , c’estnne vaste plaine unie, riante et fer-tile, bordée au N. et au S. par depetites collines boisées. Ce paradisrenferme les villages d ’Ebnat , deZarten et de Eochgarden. Bientôtcependant la route se resserre entreles rochers que domine le château deFalkenstcin , et l’Enfer commence.Mais que les voyageurs et les voya-geuses timides se rassurent. Le val-lon étroit auquel on a donné, on nesait pourquoi, un nom si effrayant,
n’a absolument rien d’infernal.
Un charmant ruisseau, des prés d’unbeau vert, des collines boisées ou desrochers couronnés de bouquets d’ar-