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portions et l’élégance de la pre-mière.
Outre une fenêtre ronde appeléela rose, et garnie de vitraux de diver-ses couleurs, qui représentent dessujets de l’histoire sacrée, on re-marque a l’intérieur les tombeauxdu chœur, presque tous intéres-sants, soit sous le rapport de l’art,soit à cause des restes illustres quileur ont .été confiés, soit enfin àcause des particularités qui se rat-tachent a la mort de ceux qu’ils ren-ferment. Nous mentionnerons sur-imülvstombeaux gothiques d’Othon de Grandson , appelé dans une vieillechronique le chevalier sans pair,tué en duel par Gérard d’Estavayé,à Bourg-en-Bresse , le 7 août 131)7,cl dont la statue n’a pas de mains (R.n° 23. V. Estavayé), et de Victor- Âmédée , qui fut duc dé Savoie, évê-que de Genève , pape sous le titre deFélix V , mais qui se démit successi-vement de toutes ces dignités pouraller finir ses jours dans le couventde Ripaille, sur la rive opposée dulac. (F. pag. 176.) Les tombeauxmodernes de la princesse russe Or-lolT,empoisonnée, dit-on, par l’or-dre de Catherine II ; de la duchessede Couriande ; du vénérable Ber-nard de Menlhon , fondateur del'hospice du grand Saint-Bernard ,auquel il donna son nom; de Ma-tins , premier évêque de la ville,et enfin celui en marbre blancd’Henriette, première femme de M.Stvatîorcl Canning, avec cette inscrip-tion : « Harriet Canning, née Hai-décédée le 17 juin 1817. » M.Murray prétend que ce monument■(est pas de Canota, mais de Barto-uni. A en croire M. Downes , les li-gures de VHymen et de l’Etude sontseules de Canova.
Vue magnifique du haut du clo-«ter et de la terrasse de la cathé-orale, ombragée de deux allées de
marronniers.
Sur une autre plate-forme, plusencore que la terrasse de lacathédrale, s’élève le château, mas-s v e et pittoresque tour carrée, con-duite en pierres de taille et flan-|uee, a chacun de ses quatre angles,
d’une tourelle en briques, ainsi quela galerie percée de mâchicoulis quirègne tout à l’entour. Fondé au mi-lieu du xiu e siècle par l’évêque Jeande Cossonay, ce château fut pendantlongtemps la résidence des évêquesde Lausanne et des baillis bernois:aujourd’hui il est le siège du gou-vernement du canton deVaud.—Believue de lasalleoù s’assembleleGrand-Conseil.—Ou montre aussi aux cu-rieux l’appartementdes évêques, dontle plafond était encore, il y a peud’années, très-bien conservé.Commedans toutes les demeures épiscopaleset seigneuriales du moyen-âge, uneporte secrète, aujourd’hui bouchée .et que cachait un meuble à roulettes,conduisait par des souterrains del’intérieur du château jusque dans lachapelle, située près delà cathédraleet hors des murs de la ville.
Personne n’ignore que Gibbonécrivit a Lausanne son grand ou-vrage de l’histoire de la décadenceet de la chute de l’empire romain.La maison qu’il habita, et à laquelleil a donné son nom, se trouve situéedans la partie basse de la ville, der-rière l’église de Saint-François, à ladroite de la grande route qui des-cend au port d’Ouc.hv, de l’autrecôté de la porte de la ville. On voitencore la petite terrasse plantée dequelques acacias, sur laquelle il ai-mait à se promener, et un tilleulqu’il planta; mais le cabinet de tra-vail où il mit la dernière main à sonœuvre n'existe plus aujourd’hui.
Parmi les autres monuments etcuriosités de Lausanne , nous nousbornerons a mentionner
L’ église de St-François , sur laplace de ce nom, dans laquelle setermina, en 1449, le concile de Bâle;l’hospice cantonal, beau bâtimenten pierre de taille, construit en 1766,et orné de colonnes toscanes et do-riques ; le Musée des Beaux-Art s,ou le musée Arlaud ( tableaux deDucros),et la Nouvelle Grenette ,inaugurée le 7 novembre 1840 , surla place de la Riponnc, à laquelleon travaillait depuis 1810 ; le Collègeou VAcadémie, fondé eu 1587, im-mense édifice qui renferme l’Aeadé-
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