II. N° 41 . PASSAGE Wli LA GEMME
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30 in. Petite galerie. — 5 ni.l’Iüteau. — 10 m. Cabane. — 5 ni.Sommet de ta Gemmi ou Vau-ben : 893 met. an - dessus de Loues-che; 1000 rnèt. au-dessus de Kan-dersteg, et 2320 met. au-dessusde la mer. Parvenu enfin au eol, levoyageur jouit, en se reposant, dela vue magnifique qu’il a déjà admi-rée plusieurs fois en détail pendantla montée. A ses pieds , la vallée deLoueschc , le ravin de la Dala , unepartie de la vallée du Rhône , et au-dessus des montagnes que rôloiela rive g. de ce fleuve, toutelaehainedes Alpes du Voilais et du Piémont.On y distingue surtout, par leurgrandeur colossale , le mont Rose,la l)ent-RlanehedcSaas,rAugsthorn,la Cima di Jazzi, la Dent-des-Glacicrs,le mont Cer vin ou Matterhorn, la Dent-l.arge , la Denl-de-Zinal, la Dent-dc-Saas ou Fé, la Dent-de-Rarida,la Dent-BIam Iied’IIérens.laDent-de-Ferpècle, la Dent-Noire, etc. Du som-met du Daiibènhorn on voit aussi leMont-Blanc et le mont Conibin.
Sommités a l’O. : le Daubènhorn,le Cherbenon , le Schwarzliorn , leSchneehorn , le Wild-Slrubel, leLammernhorn, le Steghorn. Entretonies ces montagnes s’étend le gla-cier de Eammern, que l’on traversepour se rendre, en 7 h., a Leitk (R.n° 38), par les pacages d’Engstligen,l’arête d’Ammerl, les cascades de laSinune et le hum. d'Oberried ; et àAdelboden , en 4 h. 30 m., par l’arètede I.arnrncrn, jes pacages d'Engslli-genel Wildschwaml, ham. (R. n° 40.)
Sommités au N.-E. : le l’Iatten-horn , le Rinderhorn , l’Allels, leWild-Elsingen et le Daatelenbcrg.
Continuant sa roule au traversd’affreux rochers nus et stériles, re-couverts anciennement d’un grandglacier, le voyageur atteint bientôt15 m.) l'extrémité du petit lac deDattben, 98 mèt. plus bas que le col,formé par les eaux du glacier deEammern, et qui n’a pas d’écoulementapparent. Ce lac, profond de 3 ou4 met., large de 9 met. et long de15 min., est gelé pendant 9 ou 10mois de l’année. Ses eaux ont unecouleur d’un gris jaune très-sale, et
de vastes champs de neige et de dé-combres de montagnes éboulées en-tourent de tous côtés ses rives déte-lées, aux bords desquelles on est par-fois heureux et surpris de cueillirpetite clochette bleue et îlesmy osotis. Rien de [dus triste, de plu-nu, de plus sauvage dans toutes leAlpes que cette partie du passage.
Arrivé à (15 ni.) la tin du lac,ondescend, à travers d'épouvantablesdébris de montagnes, a l’aubergeisolée du
25 ni. Schwaribach , très-pclilchalet où l’on paie quelques batzrnpour l'entretien de la roule, et oùl’on trouve du fromage, du lait, dupain , du vin , de l’eau , quelquefoisun peu de viande, et même des litsen cas de besoin. C’est dans celle
espèce d'auberge que le poète alle mand Werner a placé la scène d’undrame bien connu, intitulé le24/'(-vrier. « L’auteur, dit Mine de Staël,suppose que dans les solitudes delàSuisse il y avait une famille de pay-sans qui s'était rendue coupable dosplus grands crimes, et que la malé-diction paternelle poursuivait de porten fils. La troisième génération mau-dite présente le spectacle d’un hom-me qui a été la cause de la mort doson père en l’outrageant; le lils *ce malheureux a dans son enlancctué sa propre sœur par un jeu cruel,mais sans savoir ce qu’il laisait-Après cet affreux événement, il 11disparu. Les travaux du père p* rr j'eide ont toujours été frappés de mal-heur depuis ce temps; ses champssont devenus stériles, ses besti» 11ont péri. La pauvreté la plus horri-ble l’accable ; ses créanciers le i*'nacent de s’empâter de sa cabane*de le jeter dans une prison; sam""trie va se trouver seule, eirf, '', le . u .,milieu des neiges des Alpes . 1°" 'coup arrive le fils, absent depuis^années. Des sentiments doux etiigieux l’animent ; il est plein de; 'pontir, bien que son intention n ‘pas été coupable. Il revient ,, “ ez “père, cl, ne _ en être «J
nu, il veut d’abord lui v-aiher ■nom , pour gagner son alWavant de se dire son fils; mai-