I taillées dans le roc solide (granit),sur toute la route du Simplon , carelle n’a pas moins de 224 mèt. ; etpour la percer, cent ouvriers, divi-sés en groupes de huit, qui sc repo-saient, les uns le jour, les autres lanuit, travaillèrent pendant 18 moisentiers, bien que l’ingénieur eût faitfaire deux ouvertures latérales, afinqu’on pût attaquer le rocher en qua-tre endroits à la fois. Ce fut suspen-dus à des cordes que les mineursrommencèrent ces ouvertures laté-rales , qui servent maintenant àéclairer l’intérieur. En face de l’uned'elles, on lit sur le granit cette in-| scription :
Ære italo. 1805.
Au sortir de cette galerie, le Fris-sinone, se précipitant du haut desrochers qui dominent la route à g.,passe sous un beau pont avant de sejeter, quelques mètres plus bas, dansla Doveria.
Pusieurs zigzags conduisent ensuiteà un autre pont, qui fut emporté parune avalanche de pierres durant leterrible orage du 21 août 1834, et quia été tout récemment reconstruit.On aperçoit enfin quelques habita-üons humaines, un peu d’ombrageét (le verdure eu arrivant à35 m. Gondo ( Gunz ou Ruden),dernier village du Yallais, composédnn petit nombre de misérables ca-pes groupées autour d’un vaste"aliment carré , qu’on prendraitpour un énorme rocher si ses huitrla 8es et scs petites fenêtres grillées" c le faisaient plutôt ressembler à"ne prison. C’est une auberge bâtieP ar la famille Stoekalper, et dont lapramle quantité de neige qui tombenans.ee l ,a ï s explique assez la bizarrearchitecture. Avant l’établissementi? Ia mate actuelle, les marchan-" m? ^ ti, ' eilt transportées à dos deu| et, et lorsqu’il survenait un ora-rta’ CS mu ' et iers cherchaient un asileI n * !' clte auberge, où des centainesn„«i 8 .^ e so,nme se trouvaientL'Onefcis obligées de passer plu-Slc "rs jours de suite.
a î ls la gorge de Zwischbergen,111 s ouvre a la d. de Gondo , et où
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le lorrent du même nom forme unebelle cascade, on exploitait encore,ces dernières années, une mine d’or,qui pourtant n’avait jamais produitqu’une très-petite quantité de ceprécieux métal.
10 m. au delà de Gondo , une cha-pelle construite sur le bord de laroute , marque les limites de laSuisse et de
5 m. San-Marco est le premiervillage italien que l’on rencontre.
« Mais, hélas! s’écrie avec raison M.llaoul-Rochetle, écarlez les riantesimages que ce nom d’Italie peut éle-ver dans votre esprit. Il semble, aucontraire, que la nature ait redoubléd’efforts pour semer de plus d’hor-reurs l’entrée de cette région favo-risée par un ciel si pur, d’un climatsi doux et d’une langue si harmo-nieuse. Le val d’Isella, qui succèdeà celui de Gondo , surpasse en scènesde désolation tout ce que la vuemême de celui-ci a pu vous faireimaginer; ce ne sont de toutes partsqu’horribles rocs fracassés, que vas-tes éboulements, et ce qui ajoute ausentiment de terreur dont on est icipénétré , c’est de reconnaître , ausommet de ces effroyables monta-gnes, la place encore fraîche d’où sedétachèrent, à une époque probable-ment très-récente, les énormes quar-tiers de roche qui encombrent le lit(lu torrent.»
C’est surtout dans cette partie dela route que l’on remarque des tra-ces du terrible orage du 24 août1834. Enfin on arrive à
30m. (2 p. l/4du Simplon). Isella—(Aub.), v. où se trouve le 1 er bu-reau de douanes , et où les carabi-niers sardes demandent les passe-ports.
10 m. Galerie d’Isella. En 1834,cette galerie disparut entièrementsous les eaux qui remplissaient lefond de la vallée.
15 m. bavedro , v. — (Aub.) Ausortir du val d’Isella, la partie supé-rieure du val Vcdro, les jardins plan-tés en terrasse, les vignes dresséesen berceaux, le coslnme des liabi-23