R. K° 58. bkkke. monuments.
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perles de l’Argovie et du pays deVaud , réclame des réformes et deslois nouvelles.
Pouvoir législatif. Grand con-seil de 250 membres, présidé parun landammann. — Pouvoir exé cutif . Conseil exécutif, composé d’unavoyer et de 1(1 membres. Sept dé-partements : diplomatique, de l’in-térieur, de justice et police, des fi-nances, de l’éducation, des travauxpublics, et militaire.— Pouvoir ju diciaire . Cour d’appel, 10juges eti suppléants; tribunaux de districtet de première instance; justices depaix; tribunaux de commerce.
Berne a donné naissance à ungrand nombre d’hommes distingués,parmi lesquels nous nous contente-rons de mentionner les capitainesHenri et Adrien de Bubenberg , Ul-rich d’iirlach, Gaspard de Stein,Hans de Haliweil, Nicolas de Dies-liach ; les historiens Bernard Tschar-ner, Emmanuel de Haller, Haller deKœnigsfelden, F.-U. Haller, Gott-Heb Walther, Sinncr, etc.; l’écono-miste Tsehiffœli ; les philosophes oumoralistes de Bonstetten , Weiss,Ch . de Haller, Stapfer, etc.; les ar-tistes Joseph Heinz, élève de Paul Véronèse , Joseph Werner , Weber,qui accompagna le capitaine (lookdans scs voyages; enfin, le grandUali.uk, mort à Berne en 1778.
Monuments publics, curiosités.— Ua cathédrale, appelée commu-nément la grande église, bel édilicegothique commencé en 1421 parMatthieu Enzinger, appelé de Stras bourg pour cette construction; con-tinué jusqu’en 1446 par son fils Vin-Cl jut, et terminé en 1502 par EtienneAbiugger. On remarque à l’cxtc-rteur, outre les curieuses sculpturesdu portail, attribuées à un nomméIvœnif., et pleines d’allusions mali-gnes contre le clergé romain , le pa-rapet sculpté de la double galerie[lut régné tout autour du toit. La°ur sous laquelle se trouve le grandPnitml, a 62 mèt. d’élévation jus-I" a sa sommité, et 56 met. jusque.'Us le toit, qui est couronné d’une.une et d’un croissant formant une” "uelte. Dans les lieux tourelles à
jour dont elle est flanquée, se trou-vent les escaliers qui conduisent, par251 marches, à l'habitation du guet-,sur une galerie, d’où l’on découvreune vue magnifique. Comme celuide tous les temples protestants, l’in-térieur de la cathédrale de Berne ,long de 52 inèt. et large de 26, n’of-fre rien d’intéressant. On n’y voitd’autres ornements que les armoi-ries de quelques familles bourgeoi-ses , la plupart éteintes. Le long desmurs sont inscrits sur des tablettesles noms des dix-huit officiers et des683 soldats qui périrent en combat-tant contre les Français en 1798.Des deux côtés du chœur, séparé dela nef par un mur, s’élèvent deuxtombeaux : l’un est celui du due deZadiringcn, fondateur de la ville;l’autre, celui de Frédéric de Stciger,qui était envoyé de Berne à l’époquede la révolution.
Le chœur est la partie la plus soi-gnée de l’édifice. Les vitraux desfenêtres, peints vers la fin du XVsiècle, offrent une représentationburlesque du dogme de la transsub-stantiation. On y voit un pape ver-sant les quatre évangélistes dans unmoulin, et le moulin rendant unemultitude d’hosties, qu’un évêquereçoit dans un calice surmonté duChrist; le peuple agenouillé autourde cette scène en paraît tout ébahi.Il n’y a pas jusqu’aux dossiers et auxaccoudoirs des stalles des chanoinesqui ne présentent des traits lancéscontre les mœurs du clergé, entreautres un capucin ouvrant un tric-trac qui a la forme d’un missel.Dans l’une des pièces de la sacristieon conserve, parmi une multitude detapis d’autels, de tentures, etc., quel-ques vêtements de Charles le Témé raire pris par les confédérés dans lesbatailles de Grandson et de Morat .
L’éÿ/ise/ranpaîsCjl’redigerkh'c.he,ou l’église des prédicateurs, dansla rue de l’Arsenal (Zeughausgasse).On y célèbre actuellement le servicecatholique romain , et cependant cefut dans celte église, ancien cou-vent de franciscains, «pie le célèbreréformateur Zwingli soutint avectant de succès la fameuse discus-