n. N° 08. IltillNE. l’ItOJIENAPES.
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Les collections importantes , pu-bliques ou privées , sont, oulre laBibliothèque, de la ville et le Muséedont nous avons déjà parlé, les Bi-aes de médecine (7,000 vol.),et de la Société de lecture; la col-lection d’histoire naturelle de M.Wy t-tenbaeh, le riche herbier deM.Shutt-iexvorih, les médaillers de MM. Isen-schmidt et Sprüngli, la collectiond'objets du Japon de M. le majorManuel, le cabinet de physique del’Université, la collection de livres,de manuscrits et detablcaux, de l’an-cien avoyer de Müllinen.
INDUSTRIE ET COMMEKCE. — « U
régne à Berne une assez grandeactivité industrielle,dit M. Lereschc.On y trouve des manufactures d'é-toffes, de colon et de soie; des fa-briques de chapeaux de paille ; destanneries, des imprimeries, des li-thographies, une papeterie hors dela ville, etc. Le commerce se faitsurtout en marchandises fabriquéesdans le canton, en vin et en froma-ges. Deux grandes foires s’y tien-nent chaque année, après Pâques etau mois de novembre. Les marchésdu mardi sont toujours trés-fré-quenlés. »
Promenades intérieures. — LaPlate-Forme , près de la cathé-drale, l’une des plus belles prome-nades de la ville, élevée de 35 mét.au-dessus de l’Aare qui coule à sespieds, plantée de beaux marronnierset garnie de 48 bancs. Entre les deuxcafés situés aux deux angles et aumilieu du parapet de la terrasse, uneinscription allemande, gravée surune pierre, constate un événementpresque miraculeux. Le 25 mai 1(154,un étudiant nommé Weinzæplli s’a-visa de monter sur un cheval qui[laissait sur le gazon. D’autres jeunesgens 'effarouchèrent le cheval, etWeinzæplli fut jeté en bas de la ter-rasse par-dessus la balustrade, fortbasse a celte époque. Il tomba dansun jardin potager, se cassa bras et.jambes, et guérit; mais le cheval setua sur le pavé. Voici la traductionlittérale de cette inscription:
Cette; pierre fut érigéeen l'honneur du la toute-puissance de Dieu ,et pour un transmettre le souvenir à la postériliD’Ici
le sieur Thcobald Weinzæplli.le 25 mai 1654,
sauta en bas avec son cheval.
Après cet accident
il desservit 30 ans l’église en qualité de pastenr.et mourut très-vieux et en odeur de saintetélu 25 novembre 1694.
Une pauvre femme , condamnéeaux galères , séduite par cet antécé-dent, tenta depuis le même saut, pouréchapper aux soldats qui la poursui-vaient : mais , moins heureuse <|ucWeinzæplli, elle se brisa sur le pavé.
l)c cette plate-forme ou terrasse,l’on découvre une vue d’une répu-tation européenne. A sa base, l’Aare et la basse ville, appelée Matten, alaquelle descend un escalier de185 marches. Au second plan, leGurlen et le Belpberg , collines« servant de passage a la vue pourarriver a la grande chaîne de gla-ciers qui ferme l’horizon comme unmur de diamant; espèce de ceintureresplendissante, au delà de laquelleil semble que doit exister le momiedes Mille et une Nuits ; écharpe auxmille couleurs , qui, le matin, sousles rayons du soleil, prend toutesles nuances de l’arc-en-ciel, depuis
le bleu foncé jusqu’au rose tendre;
palais fantastique, qui, le soir, lors-que la ville et la plaine sont déjàplongées dans la nuit, reste illumi-né quelque Icrnps encore par lesdernières lueurs du jour expirantlentement au sommet. » Parmi cesglaciers , on remarque surtout leWetterhorn . le Schreckhorn, le Fiu-steraarhorn, le Viescherhorn, i’liiger,le Mœneh, la Jungfrau , le Breilhorn,le Tschiugclhorn , le Gspaltcrhorn.
la Fi ait ou Blumlisalp, jusqu'au Wild-
Strubci. ( V. la planche n u 1.)
Les petits remparts ( Kleiuc-Schanze). On désigne sous ccüc dé-nomination les deux bastions <l llfflanquent au midi les fortificationsde la ville, plus élevées que la Plate-Forme, et jouissant de la même ex-position. Cette promenade oflre ainsiun point de vue plus riche clvarié.
La nouvelle promenade , "U pd 1 -