II. fi» 38. I1KKNE. PROMENAUE8. LES OURS.
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inenndc (ic l’Hôpital, située en facedes petits remparts, à l’extrémitéoccidentale du grand hôpital, prati-quée dans la partie des grands rem-parts qui a été rasée pour l'établis-sement de la barrière de Morat .
Le Graben supérieur (Obcr-Gra-ben), situé il l’extrémité méridio-nale du marché du bétail. Belle vueau midi de la ville, et principale-ment sur le cours de la rivière, l’ Vn-ter-Graben (Graben inférieur), àl’extrémité septentrionale de la placedu Grand-Grenier. — Le Belvé-dère, ou le perron , situé au-devantde l’hôtel de la Monnaie (Munz-Terrasse). Belle vue sur. la basseville ; le quartier d’Aarzihle , leSchwellimatlelli et la chaîne des Al pes . — La terrasse de l’Hôtel-de-Ville, située derrière cet édifice. Vuesur l’Altenberg et l’Aare ; le quai del'Aaro.
PROMENADES EXTÉRIEURES. —t.e long des fortifications , dans lesfossés desquelles on voit des cerfs,des daims, des chevreuils et autresanimaux.
A la fosse aux Ours, près de laporte d’Aarbcrg.
« Depuis l’époque de sa fondation,dit M. Alex . Dumas dans ses Impres-sions de Voyage , les ours devinrentles armes de la ville, et l’on résolutnon-seulement de placer leur effigiedans le blason, sur les fontaines ,dans les horloges et sur les monu-ments de Berne , mais encore des on procurer de vivants, qui se-raient nourris et logés aux frais deshabitants. Ce n’était pas chose diffi-cile , on n’avait qu’à étendre la mainvers la montagne, et à choisir. Deuxjeunes oursins furent pris et amenésa Berne , où bientôt ils devinrent,Par leur grâce et leur gentillesse,un objet d’idolâtrie pour les bour-geois de la ville.
« Sur ces entrefaites, une vieillehile lort riche , et qui, vers les der-f! ei P s ann d es de sa vie, avait mani-■cslé pour ces aimables animaux uneauection particulière, mourut, neaissant d’autres héritiers que desParents fort éloignés. Son testamentUl ouver t avec les formalités d’u-
sage , en présence de tous les inté-ressés. Elle laissait 60,000 livres derente aux ours, et 1,000 écus unefois donnés à l’hôpital de Berne poury fonder un lit en faveur de l’un desmembres de sa famille. Les ayantsdroit attaquèrent le testament, sousprétexte de captation; un avocat d’of-fice fut nommé aux défendeurs, etcomme c’était un homme d’un grandtalent, l’innocence des malheureuxquadrupèdes,que l’on voulait spolierde leur héritage, fut publiquementreconnue, le testament déclaré bon etvalable, et les légataires furent au-torisés à entrer immédiatement enjouissance.
« La chose était facile : la fortunede la donatrice consistait en argentcomptant. Les 1,200,000 francs quila composaient furent versés au tré-sor de Berne , que le gouvernementdéclara responsable de ce dépôt ,avec charge de compter des intérêtsaux fondés de pouvoir des héritiers,considérés comme mineurs. On de-vine qu’un grand changement s’o-péra dans le train de maison de cesderniers. Leurs tuteurs eurent unevoiture et un hôtel ; ils donnèrenten leur nom des dîners parfaitementservis et des bals du meilleur goût.Quant à eux personnellement, leurgardien prit le titre de valet dechambre, et ne les battit plus qu’a-vec un jonc à pomme d’or.
« Malheureusement rien n’est sta-ble dans les choses humaines. Quel-ques générations d’ours avaient jouia peine de ce bien-être inconnu.jus-qu’alors à leur espèce, quand larévo-lution française éclata. Après la prisede Berne par les généraux Brune etSchauenburg, 11 mulets chargés d’orprirent la route de Paris ; 2 d’entreeux portaient la fortune des malheu-reux ours, qui, tout modérés qu’ilsétaient dans leurs opinions , se trou-vaient compris sur la liste des aris-tocrates et traités en conséquence 1 .