il. n° (54. § i. l:
Ique celles des glaciers, de la Fnrkc, du T.ri«*n-/ergrat, on n’aura pas besoin de guides.
S 1. DE TIIUN A UNTERSEEN ET A INTER-LACHEN.
l u PAR LE LAC DE THUN.
Le lac de Tlwn ( en ail. Tliuner-see, autrefois Wendelsee) s’étenddans la direclion du S.-E au N.-E.,sur une longueur de 18,500 mèt.,du château de Schadau à l’ile deWissenau. Sa plus grande largeurest de 3,606 met., de Merlingen àFaulensce; sa plus grande profon-deur de 234 mèt., près du cap deNase; son élévation au-dessus duniveau de la mer de 57S mèt. Formépar l’Aare , qui s’y jette près desruines de Wissenau, et qui en sortprès du château de Schadau, il re-çoit encore les eaux, sur la rive g.
(le la Kander, de 8 torrents, sur larive (1., de 11 autres torrents. Bienqu’on n’v remarque aucun port pro-prement dit, les bateaux y trouventtoujours des asiles sûrs en cas d’o-rage; aussi la navigation y est-ellesans dangers. Une brise presque ré-gulière, nommée nieder-wind (N.-0.), souille en été depuis le lever dusoleil jusqu’à 10 b. du matin , deîlmn vers Unterseen ; de 10 h. dumalin jusqu’à 3 h. de l’après-midi,il y a en général calme plat. A l’ap-proche du soir, Vober-wind s’élèveE- ou S.-E.) et souille de Neuhaus'ers Thun . On nomme vents de tra-r ers ( r/wer winde ) ceux qui vicn-wnt du S.-O., de la vallée de Fru-hgen , par-dessus Æschi , ou du N.et du N.-E., de la llluuie et du vallonde Justis. Parmi les nombreux etexcellents poissons que nourrit ceac, Ebelcileen première ligne l’aal-■*(*ck (salino muiuma), qui, dit-il,"c diffère point de la ferra du lac debeneve. On trouve d’un côté du lacdes sources sulfureuses; de l’autrecote, au pied du Beatenberg et danse voisinage de quelques couches deftypsuin, plusieurs sources bitumi-muses où le pétrole flotte sur la sur-aw de l’eau. La présence de ees^ distances peut servir à expliquer unMcnomenc très-extraordinaire qui(ut lieu il y a 1200 ans. Dans l’an-
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née 598-9, dit Frédegaire , le conli-nualeur de Grégoire de Tours , l’eaudu lac de Thun ( laens Dunensis )s'échauffa spontanément, particuliè-rement vers l’embouchure de i’Aare( Arola ), au point de cuire (decoc-tam ) le poisson tout vif. Aimoin ,écrivain du ix e siècle, raconte cetévénement à peu près de la mêmemanière, elle place dans la quatrièmeannée du règne rieThierri, deuxièmeroi de Bourgogne , qui mourut en613.
NAVIGATION.
Depuis 1835, un petit bateau à va-peur en fer fait un service régulierentre Thun ( hôtel du bateau a va-peur) et Neuhaus. La distance quisépare ees deux ports est parcourueen 1 h. 10 m. Le bateau part deThun tous les jours à 9 h. du matin,le dimanche à 6 et 9 h.; et de Neu-haus à 3 ii. 1/2, le dimanche à 7h. 1/2 et 3 h. 1/2. Du reste, les heuresvarient selon les saisons. Prix : pre-mières : 20 batzen ; secondes : 10batzen.
Les personnes qui ne voudront ouqui ne pourront pas prendre le ba-teau à vapeur, et qui désireront ce-pendant faire le trajet par eau, trou-veront à Thun et a Neuhaus, commedans tous les ports ou villages inter-médiaires , des bateaux particuliers.Les prix sont fixés par le gouverne-ment. Une barque a trois rameurscoûte 11 IV. 25 c., c’est-à-dire 3 l’r.par chaque rameur, et 2 IV. 25 cent,pour la barque. La traversée dureenviron trois heures.
«Mon père, un ciel au-dessousde moi, un ciel au-dessus , et tousles arbres couverts de pommes, n’est-cc pas le paradis? » s’écriait un jourune jeune fille de Gsteig , qui n’étaitjamais jusqu’alors sortie de sa val-lée natale , et qui , arrivée sur leshauteurs d’Æschi avec son père, dé-couvrit tout à coup à ses pieds le lacde Thun.
Les divers bourgs ou v. situés surles deux rives du lac seront décritsdans les deux g suivants. Nous nouscontentons donc d’indiquer ici leursnoms (imprimés en italique) el ceux