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U. N° G-4. § V. LA BÆNISKGG ET LA STIEIlllEGG.
La pierre qni couvre le tombeaudu pasteur enseveli dans l’église deGrindelwald , constate l’accidentdontil fut victime, et le dévouement decelui qui risqua sa vie pour rendreson corps à une sépulture chré tienne .
DE GRINDELWALD AUX CHALETS DE STIER-HEGG.
Ce chemin jadis dangereux a été rnis en bonétat par ordre du gouvernement; il est prati-cable pour les chevaux. Nous ne saurions troprecommander cette course aux voyageurs quiviennent à Grindelwald : la Bœnisegg est leMontanvert des Alpes bernoises.
15 m. Sulz, ham., où, laissant à d.le chemin qui conduit au glacier in-férieur, on monte en zigzag sur lesflancs du Mettenberg. — 20 m. Fo-ret. — 20 m. Oberfluh, escarpementdu Mettenberg. —10 m. Kessibach.— 5 m. Grotte Heidenloch à g., surle plateau d’Orttlub. Belles aiguillesdu glacier semblables à des moinesinclinés sous leur voile blanc, etnommées Mcenche (Moines ).
15 in. Passage anciennement dan-gereux. Sentier taillé dans le roe auxfrais du canton, et entretenu parles bergers. Belle vue.
Côtoyant toujours l’Ortflidi, on ren-contre bientôt un grand couloir parlequel descendent au printemps deredoutables avalanches. Le sentier ensuit les parois et décritainsi un grandarc de cercle. A l’entrée de ce passageon trouve une masure en planchesdestinée à servir d’abri aux chevauxqui ne peuvent aller plus loin.
15 m. au delà, on remarque dansle Hœrnli, qui s’élève de l’autre côtédu glacier, une ouverture naturellefort petile en apparence. On la nom-me Martinsloch (Trou de St-Martin).Les rayons du soleil y passent deuxjours chaque année, et viennentéclairer l’église de Grindelwald .
10 m. plus loiu,l’Ortfluh présente,presque au niveau du sentier, uneexcavation de forme singulière et sem-blable à celle que pourrait laisserdans de l’argile un homme uu qui s’yserait assis. Mais comme cette em-preinte est dans du marbre et qu’ellea d’énormes proportions, ne pouvantl’attribuer à un homme, on en a fait
honneur à un saint, et on l’a nomméeMartinsdruck (Siège de saint Mar-tin).
10 m. Pacage de Beren à g.
10 m. 583 met. au-dessus deGrin-dehvald , chalet de .‘•'tieregg, situéentre deux cou Ire-forts de la chaînequi court du Sdireckhorn au Met-tenberg, et devant lequel s’étendune pelouse parsemée des débris desmontagnes voisines. Au S.-O. s’élèvele Brunnenhorn , ainsi nommé detrois sources qui tombent d’un ro-cher près de son sommet. — Vuemagnifique sur le cirque formé parle Mittelegi, l’Eiger , le Mœnch,lcVieschhorn , le Finsleraarhorn , leSchreckhorn , et la Strabieik. Audelà du glacier, au pied du Scliwarz-brett, où la neige ne peut se fixer,les pâturages de Zæzenberg, où l’onconduit les moutons à travers le gla-cier, large de 30 m.—Il y a au chaletdeux lits garnis de matelas de foinet une salle a manger chauffée parun poêle.
§ VI. DE GRINIÎELWALD A L'HOSPICE M
LA GRIMSEL PAR LA SII1AHLECK ET LES
GLACIERS.
1 jour 1|3. Course très-pénible et très-.lin---reuse qui n’a encore été faite que deux ou iroisfois, et eu 1836 par l’un de nos amis, M. U*l'obligeance duquel nous devons les renseigne-ments suivants. Bons guides: Peter Bauinann;Ulrich Wittwer et Christian Baumaim.
Le premier jour, on va coucher auchalet de Stieregg, 2 b. 15 m. ®Grindelwald (F. ci-dessus ), el lelendemain on part avant le jour, afinde pouvoir arriver a l’hospice de laGrimsel avant la nuit.
« A 3 h. 1 /4 nous partîmes, dit M-L., dans ses curieuses notes inédites.Près de la Stieregg, on traverse le Wd’un torrent qui coule pendant lesorages, et reste à sec par le beautemps. Nous avancions en suivant uupetit sentier à mi-côte , obstrue pudes touffes de rhododendron ; a1/2, nous étions a la Bamisegg:, d (l ^l’on découvre toute la mer de glaces,le Schreckhorn, au N.-O.; leZæzei•berg, au N.; les Wiescherhœrncr, nMœneh et l’Eiger , à l’E. Ou 'gue fort bien d’ici la caverne d unekalli, où il faut passer la prernit