n. n° 75. le pilatk.
la foudre pendant un orage. En 1820,M. de Rorn.slell, officier prussien,s’étant, pour admirer le coucher dusoleil, placé au bord du précipice,glissa ci tomba aux yeux de sa fem-me et de ses enfants, qui l’avaientaccompagné.
ROUTE No 73.
Ascension du Pilate.
Le Pilule ( en ail. Pilatusberg)forme l'extrémité de la ramificationdes Alpes qui, partie du Rolhhorn,court sur la limite des cantons d’Un-terwalden et de Lucerne . Son nomne lui vient pas, ainsique le rap-porte la tradition ( V. ci-dessou.-),dugouverneur de la Judée du temps deJ.-tl. ; il est, à ce qu’il parait, déri-vé du mot latin ptleus, chapeau,parce que le sommet est fréquem-ment voilé de nuages. Les escarpe-ments et les déchirures de ses flancsorientaux et septentrionaux lui ontaussi fait donner le nom de Frac-mont ( nions fractus , mont dé-chiré).
Le Pilate n’est pas une montagneisolée, mais un massif d’une dizainede lieues de longueur, courant dansla direction de l’O. à l’E., se com-posant d’un certain nombre de picset présentant diverses particularitésremarquables. Du reste , malgré sonaspect désolé, il renferme des alpesestimées, 20 du côté du S. et 8 ducôté du N., et sur lesquelles, durantl’été, on ne compte pas moins de4,000 têtes de bétail. Ses forêts desapins sont aussi célèbres. Dans la1t. n° 69, page 357, nous avons parléde la glissoire établie eu 1816 parM.Rufp.Depuis 1833, les MM.Cellardont fait construire une route prati-cable pour les voilures jusqu’à unecertaine élévation , afin de pouvoirexploiter les forêts d’Alpnacb.
Les principaux pics du Pilate sont,à l’E. ctal’O., l’Esel (2,276 met.);l’Oberhaupt (2,237 met.) ; le Band ;le Tomlishorn , le pic le plus élevé(2,312 met.); le Geinsmættli (2,135met.); le Wilderfeld (2,213 met,);
le Rothertotzen et le Gnæppsloin(2,097 mèt.) ; au N., le Klimscnliomil,997 met.); au S., le Mættlioru(2,194 met.).
Six chemins principaux (quatre ducôté du N. et deux du côlé du S.),pour lesquels des guides sont néces-saires, conduisent à ces divers som-mets , d’où l’on découvre de ma-gnifiques panoramas, inférieurs tou-tefois a celui du Rigi . Le plus com-mode et le plus fréquenté de tousest celui qui part d’AIpnach , et quisuit d’abord la route, dite la rouledes Français , construite par la O’Cellard pour l'exploitation des fo-rêts. On atteint, en 4 h. 30 m. ou 5h., le sommet du Tomlishorn. Si oupart de Lucerne , on se rend à laBründlisalp par lev. de Kriens , situéà 30 m. S.-S.-O. de Lucerne , dans luKriensboden, et que domine le fortpittoresque de Schauensee.— Herr-gottswald, lieu de pèlerinage très-fréquenté. — (Belle vue des fenêtresde l’auberge.)—Et Eigenthal, char-mant vallon, qui renferme une (mi-taine de pâturages, un grand nom-bre d’habitations et une chapelle.
La Bründlisalp (4 h. env. de Lu cerne ) est célèbre à plus d’un litre.On y remarque : 1° un petit lac en-touré de sapins, long rie 50 mèt. env.,large de 26 mèt., et d'une profon-deur inconnue (V. ci-dessous la tra-dition qui le concerne). « Les orages,dit Ebcl, se rassemblent et se for-ment souvent au-dessus de cctlcespèce de marais, a cause des nua-ges qui en sortent, et qui vont s'é-tendre a peu de distance le long îlespics du Pilate.» 2° un écho extraordi-naire qui, du haut des parois élevéesdu Gcmsmættli, du Vidderfcld et duTomlishorn, répond au chant et sem-ble rivaliser avec lui; 3° au S--E-,aune élévation d’env. 200 met., a»milieu d’un rocher noirâtre, rentréed’une caverne, que les habitants dela montagne appellent notre Cor-ncll, ou Saint-Dominique. « H estabsolument impossible , ditd’approcher de cette entrée, mais lacaverne traverse toute la montaguf:et va s'ouvrir de l’autre côlé, all ‘dessous de la Totnlisalp. Celte se-