Â82 11. N° 74. ASCENSION DU TITI
et bien distribués. L’église renfermeun bon tableau de maitte-autcl, re-présentant l’assornption de la sainteVierge; la bibliothèque, la seule ducanton, possède environ 20,000 vol.,200 manuscrits précieux et une col-lection de vieilles cartes. Le plafondde la salle où cette bibliothèque estplacée a été fendu par un tremble-ment de terre. Les bâtiments ducouvent contiennent encore un petitthéâtre, un institut, dans lequel onenseigne la rhétorique , le latin, lagéographie et l’histoire ; et enfin, unénorme magasin de fromages curieuxa visiter.
En 1197, un prêtre de Buochs avaitfondé un couvent de religieuses àl’extrémité orientale de la vallée :consumé par un incendie en 1479,ce couvent fut transféré à Sarnen pendant le xvne siècle.
Passaçe du Joch. D’Engelberg à Mcyriugen.(R. n. 68.) — Du Jochli. (V. R. il. 68.) A l’Uri-rothstoek. (V. ci-dessous.)
Le Tillis est la plus grande mon-tagne de l’Unlerwalden dans la chaînequi, partie de Galcnstoek, sépare cecanton de l’Oberland bernois . Onprétend que sa cime , haute de 3,433inèt., et appelée Nollen , s’aper-çoit l’hiver, quand le temps estserein , île deux lieues plus loinque Strasbourg . L’ascension en futfaite pour la première fois, en1739, par un moine; en 178(1, parle docteur Fevcrabrnd; en 1797,par l’ingénieur Millier, qui trouvaque la calotte de neige recouvrantle sommet avait, le 6 août, 5G mèt.d'épaisseur. Depuis cette époque,chaque année, un ou plusieurs voya-geurs entreprennent l’ascension duTillis, qui, à ce qu’il parait, n’offreaucun danger. Il faut 8 heures pouraller d’Engelberg au sommet; aussipart-on toujours dans l’après-midiet même le soir, et passe-t-on lanuit dans des chalets situés à quel-ques heures du village, et où onpeut se rendre à cheval. On trou-vera d’excellents guides à l’aubergede VAnge pour celte course et pourcelles des passages des Alpes Surèncs, |
US. PASSAGE llliS SUltÈNES.
et du Joch. Le panorama du Tillisaété gravé et colorié.
IVENGELllEltO A ALTORF PAR LES SCRESES.Chemin de piéton en partie praticable à cheval8 à 9 h.
30 m. A , belle cascade duTœtschbach, qui descend de l’Hali-nen ou Engelberg.
25m. Herrenriitli. Chalets. Bellevue des glaciers du Grassen et duFaulblatten, au pied du Titlis . Tour-nant alors à g., on commence amonter le long de l’Aa, dans unedirection N.-E., à la base du Geiss-berg De l’autre coté du torrent,s’élèvent le Titlis , le Grassen, lesSpanuœrter et le Schlossberg.
50 m. Belle cascade du Stieren-bach à g.
30m. Limites des cantonsd’ünlcr-walden et d’Uri.
20 m. Cascade del’Aabach à dr-25 m. Pont.
15 m. Chalets et chapelle de laBlaeken-Alp , dominée par le Bla-ckenstock, l’Urirothstork et les ba-ses des Alpes Surèncs, parmi les-quelles on distingue les Spannoerler.
1 h. 30tn. Col desSurènes (Sure-ncn-Eck), élevé de 2,343 met., près-,que toujours couvert de neige, elsitué entre le Guggistm k au S. ell’IIœrnli au N. Vue magnifique surle Titlis , et les montagnes d’Uri,d’Unlcrwalden et des Grisons , fiel’autre côté de la vallée de la Reuss ,le Maderanerthal et le Schærhen-thal. — En 1799, une division del’armée française, commandée parle général Lcrourbe, traversa ce colavec de l’artillerie pour aller atta-quer les Autrichiens dans la vallée
île la Reuss ; mais elle fut repous-sée par Suxvarovv qui descendait l pSainl-Gothard. . .
La descente est beaucoup pi"”pénible que la montée. — 25 m. la-çage de Surenen. — 10 m. Eboulf-rnents. — 10 m. Unteralp-Bow"schlund, à l’extrémité duquel I™découvre une vue magnifique surlac des Quatre-Canlons et sur >vallée de la Reuss . — 30 ni. I' 011Waldnach. — 15 m. Fin île la l°‘ e '