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rons surtout la bibliothèque can-lanalc, qui contient 450 volumesmanuscrits in-folio relatifs à l’his-loire de la Suisse , et servant de con-linualion aux chroniques de Tschudi;la bibliothèque de M. Meyer; descollections oryctognosliques , géo-gnostiques , zoologiques , etc.
Dans le xc siècle, Aarau était sousla domination des comtes de Rohr,lorsque, suivant Tschudi, elle futdétruite en 1007 par le comte Ro-dolphe d’Allenhurg. Après avoir ap-partenu tour à tour aux coudes deIlabsburg et aux ducs d’Autriche ,elle sc vit, en 1415, forcée de sesoumettre aux Bernois : mais elleconserva du moins ses franchises etses privilèges. A l’époque de la ré-volution, les 13 anciens cantons, quis’y étaient souvent rassemblés, y tin-rent leur dernière diète ; on y parlabeaucoup , mais on n’y décida rien.Pressentant la ruine prochaine de laConfédération , les députés renouve-lèrent l’antique serment d'alliance(25 janvier 1708), mais sans la con-fiance et sans l’enthousiasme deleurs héroïques aïeux. A peine leserment fut-il prononcé . qu’un en-voyé de Bâle arriva en toute hâteannoncer que 600 paysans étaiententrés dans leur ville , que les châ-teaux des baillis brûlaient, et quetous les sujets venaient d’être décla-rés libres. A cette nouvelle , uneterreur panique s’empara de tous lesdéputés, qui se séparèrent et s'en-fuirent en tremblant. Dès le lende-main , 0I | planta a Aarau l’arbre de•a liberté.
Plus tard, quand la France dé-•’lnra que la Confédération avait cesséo exister, et que la Suisse formeraitU| ie république une et indivisiblesous un gouverne ment central, Aarau tut d'abord choisie pour être le siègeue ce gouvernement, transféré quel-ques mois après à Lucerne . En 1803,vj canton d'Argovie entra commeP indépendant dans la nouvellebon edération suisse , il se composa„ la Basse-Argovie , de l’ancienunité de Baden , des bailliages li-, ®, du l'ancien Kelleramt, dutunlon de Zurich cl du Frickthal,
cédé en 1801 par l’Autriche à laFrance , et réuni l’année suivante àla .suisse . Les événements de 1814et de 1815 menacèrent un momentson indépendance comme celle ducanton de Vaud , et s’il la conserva,ce fut an prix de quelques-unes deses libertés. Mais la révolution dedétruisit la constitution aris-tocratique qui avait remplacé cellede l'acte de médiation , et une con-stitution démocratique fut le résul-tat du mouvement insurrectionneldu 6 déc. 1830 (F. I)ict. de Lutzpour l’analyse de cette conslit. ). —La révision (le cette constitution aamené des événements graves quimenacent en ce moment (mars 1841)l’existence même de la confédéra-tion. La minorité (catholiques) ayantpris les armes contre la majorité(protestants), a été défaite, ellesvainqueurs ont fermé tous les cou-vents. Sur les réclamations des can-tons catholiques, une diète extra-ordinaire a dû s’assembler, et au mo-ment où nous mettons sous presse ,on délibère à Berne sur cette graveviolation du pacte fédéral qui garan-tissait le maintien des établisse-ments religieux.
D'AARAU AUX BAINS DE SCHINZNACII ETA 1U1UGG.
3 U. 40 m.
15 m. Itohr, v. réf. de 357 hab. ,situé en face de Biberstein , sur l’au-tre rive de l’Aarc, et dont le château ,acheté au xiv c siècle avec ses dépen-dances par les chevaliers de Sainl-Jean de Jérusalem et transformé encommanderie, lut vendu par euxaux Bernois, l’an 1535, pour lasomme de 4,380 florins d’or.
20 m. Forêt dans laquelle ontrouve des traces distinctes d’unevoie romaine.
10 m. Ruppersweil , v. par. réf.de 849 bah. — 30 m. Hard, bain.
15 ni. Wildeyg , château considé-rable au-dessus de Hetlnnihle , en-touré de divers bâtiments appartenantà la famille KITinger de Berne . quil’acquit en 1484 pour le prix de 1,730florins du Rhin . — 15 m. llolàer-