11. N° 120 . ANDEKK. 1.A IIOPLA. I.E IUIEINWADTHAL.
sis) lui vient (le (i ruisseaux qui s’yjettent dans le llliin. On y cultiveencore l'orge, les pois, la pomme deterre et le chanvre; les montagnesrecèlent des mines d’argent, deplomb et de fer; enfin, les cours(l’eau nourrissent d’excellentes trui-tes ; mais l’hiver y dure 5 mois.
1 h. 30 m. Zillis , v. par. de 292liai) réf. rom., possédant la plus an-cienne église de la vallée, et dominépar Ituschein et les ruines du châ-teau de Flaselstein-, plus loin, àdr.,Pigneu, v. par. (avec bains) entrelequel et Andeer , on lit sur un pont(le pierre l’inscription suivante:
Jam via palet hostibus et amicis,
Cavete, Ithæti!
Simplicitas morinn et unio serrabimtavitam übertatem.
30m. (1 poste dcThusis) Andeer —(Aub. : la Poste, avec bains, recom-mandée) , v. par. de 549 hab. situé à995 inèt. au-dessus de la mer.
« Au xv e siècle, la vallée deSrhams, dont les fertiles pâturagesoffrent un aspect si riant au milieu[le rochers élevés, était, dit HenryZschokke, asservie à des monstresinhumains, retranchés dans les châ-Icaux de Iîærenburg et de Fardun.lis se permettaient contre le peuplememe les humiliations les plus(ruelles; le peuple souffrait et setaisait. l.e vigoureux Jean Chaldareut aussi à souffrir; mais il ne se'ut pas. Deux chevaux du seigneurde Fardun ayant été lâchés dans seschamps de blé, il en fut courroucé etassomma les chevaux. Il expia cetteaction dans les fers et dans les tour-ments, jusqu’à ce que les siens pu-r ®nt le racheter à force d’argent et'le larmes.
« De retour au sein de sa famille,heureux et content, il était un joura table avec les siens, lor que leseigneur de Fardun entra dans sacabane. Tous le saluèrent rcspec-ueusement, mais il lança sur eux'les regards de mépris et cracha dansa bouillie qu'ils mangeaient. Laco-ste de Chaldar s’alluma comme laoudre; il saisit le, tyran à la gorge,y serrant de ses deux mains commea '8le des Alpes serre sa proie:
fiai
« Mange la bouillie que tu as assai-sonnée! » Il dit, enfonça la icte dumisérable dans la nourriture brû-lante et l'étrangla; puis il couruthors dosa cabane et assembla le peu-ple. Des cris d’alarme retentirent;les châteaux de Fardun et de lîærcn-burg s’écroulèrent dans le sang etles flammes. »
D’Andcer à Coiiters dans PObcrlialbstem(R. n. 116 ), par les montagnes, 6 à 7 h. Bellevue du liant du col du MiliterPar les alpes d’Arosa à Plaz dans le Sarien-tliai. (B. n. 119.) 6 h.
A peu de distance d’Andeer , oulaisse, à dr., le château de lîæron-hurg, détruit ainsi que nous l’avonsraconté ci-dessus, et bientôt on ar-rive au confluent de l’Averserbachet du lthin qui, avant de mêler leurseaux, forment deux chutes pitto-resques. Laissant à g. la vallée d’A-vers ( V . ci-dessous), on traverse letorrent qui en descend, et on pé-nètre dans la lloflcn, appelée aussiRafla, ou Via Mala intérieure, quisépare la vallée de Schams de celledu Itheinwald. Lanouvelle route,remontant ce défilé de 40 min. delong, côtoie la rive dr. du Rhin , etpasse sur la rive g., près du v. deSuvers. Après avoir laissé à dr. unefonderie et traversé une galerie de6 mèt. de long, nommée 3 de
Selva.on entre alors dans le Hhein-waldthal (val du Rhin ), qui s’étendde l'ii. a l’O, sur une longueur de5 h., et du N. au S. sur une largeurde 2 h. ( le terre-plein rt’a que 2 h.de long et 30 m. de large ) ,entouré de hautes montagnes , par-mi lesquelles on distingue, au S., leSoretto, le Spiiigenberg, leTamlm-horn, le Kurkenill ,1e Mitlaghorn ,le Schwarzhorn , le liernhardin, leMoschelhorn et le Vogelsberg ; ducôté du N., le Gufferhorn , le Za-porthon, le Ileuberg, le Schwarz-herg, le Valserherg, le Loechliberg ,le Stolzalperhorn, le (’.alendari et leKalkerberg. On y cultive encore lespommes de terre, les pois, le chan-vre, l’orge et le lin, mais les fenaisonsne s’y font qu’au mois d’août. Lesforêts diminuent a mesure qu’onavance du côté de rHinter-Rhein.Les habitants, au nombre de 1,380.