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dessous duquel il fait une belle cas-cade. Depuis ce pont, le chemin de-vient meilleur, et traverse les pâ-turages qui portent le nom des15 m. Chalets de Nant-Bourant(1,378 met.), où l’on passe d’ordi-naire la première nuit, mais qui nesont pas toujours bien approvision-nés.— En face de ces chalets, onaperçoit le glacier de Trélatète.
Au sortir du Nant-Bourant, ontraverse un petit bois, et on setrouve encore dans des pâturagesd’où l’on distingue très-bien le ro-cher auquel appartient proprementle nom de Bonhomme. « U occupele haut de la montagne, dit M. Pic-tet; il a la forme d’une tour carrée,et a côté de lui, au levant, est uneautre tour semblable , mais plus pe-tite, que l’on appelle la Femme dubonhomme. Après avoir franchi uneespèce de défilé entre des rochers,on entre dans un bassin presquecirculaire fermé par les rochers duBonhomme et d’autres cimes escar-pées, et couvert d’un beau tapis degazon. Sur ce plateau , nommé lePlan du mont Jovet, se trouvent(1 h. 30 m.) les chalets du mêmetiom, dans lesquels on peut, au be-soin, passer la nuit. Une montéeraide sur des débris et sur des cou-ches d’ardoises conduit (20 m.) a unautre plateau semblable au précé-dent , mais plus nu, plus petit etPlus sauvage, qu’on appelle le Plan-ts-Dames. Au milieu de ce plu—leau, on remarque un tertre arrondide 3 à 4 mèt. de hauteur et de 5 aJ> mèt. de diamètre. Si l’on en croitla tradition, ce tertre est le tombeaud une grande dame et de sa suivante,flui, surprises par un orage, périrenten cet endroit. D’après une anciennecoutume, tous les voyageurs jettenten passant une pierre sur cet in-iorme mausolée.
En sortant du l’hin-ries-Dames on'uonteencore (45 m. env.) une pentefnpirle pour traverser un premierǰ‘situé entre la tête du Bonhomme,* S-, et de hautes montagnes calcai-n S ’® dr. (2,442 mèt.) ; la Croix dua nhomme, qui sert de limites en-o lepavs de Faucignv et la Taren-
taise, et qui, suivant l’usage, estplacée au point culminant du passa-ge , n’est que de 4 mèt. plus élevéeque ce premier col. Il faut cepen-dant 1 h. environ pour l’atteindre.Celte partie du chemin est la seulequi offre réellement quelque dan-ger, car on côtoie toujours unepente très-rapide qui aboutit à dr. àdes précipices affreux. Malheur auxvoyageurs que l’une de ces tour-mentes qui ont rendu le Bonhommecélèbre, surprend dans ce passa-ge, et qui ne s’abandonnent pas en-tièrement a l’expérience et aux bonsconseils de leurs guides! Deux jeu-nes touristes anglais , MM. Richard-Brakcn et Aug. Campbell, périrent,eh cet endroit, le 3 septembre 1830,asphyxiés et glacés par une trombede neige. Leur guide, entièrementirréprochable à tous égards, leur pro-digua vainement les secours les plusactifs au péril de sa propre vie.
DU COI, nu BONHOMME AU CHALET DUMOTET, PAR LE CHAPIU.
4 h. env. .Chemin plus long, mais moins pé-nible que celui du col des Fours.
Il faut 2 h. env. pour descendredans la gorge et au lutin, du Chapiu,groupe de misérables chalets, situés(à 1,516 mèt.) au fond d’une espèced’entonnoir, entourés de presque tousles côtés par des montagnes à pic etqui ne sont habitables que pendant,l’été. On y trouve cependant 2 au-berges : la Croix-Blanche et le So-l.eil. Du Chapiu on peut se rendre,en 3 h. env., au bourg de Sl-Mau-rice dans la Tarcntaise, par la val-lée de Bonnaval. (F. Itin. de l'Ita lie septentrionale .) Mais 2 h. suf-fisent pourgagner les chalets du Mo tet . ( V. ci-dessous.) —On rejoint lechemin du col des Fours près del’Oratoire du glacier.
DU COL DU BONHOMME A CORMAYEUR ,
PAU LES COLS DES FOURS ET DE LA
SKIGNE.
De la Croix du Bonhomme on ga-gne, en 45 m. env., le sommet, dupassage du Col des Fours (2,721mèt.), dominé par une sommité ar-