Buch 
Itinéraire descriptif et historique de la Suisse ... / par Adolphe Joanne
Entstehung
Seite
605
JPEG-Download
 

00a

». »®139. LE GRAND STBERNAUD.

situé < 1 913 met. au-dessus de la mer.dans le val Entrcmont, et à la jonc-tion de la Dranse dEnlremont et dela Dranse de Ferret. Médaillesromaines. Ruines du château de.Chatelard.

DOrsières à Cormayeur, par le val et le colFerret. (R. n. 136.)

Au St-llernard , par le val Ferret elle col dela Fenêtre. ( V. ci-dessous.)

A Trient, 3 h. 40 m. env., par 40 ra. Issert,1 h. chalet de Cliampé, situé près du joli lac dece nom, 2 h. Trient. (F., p. 597.)

Du lac de Champé on peut faire l'ascension dumont Catogne , du sommet duquel on découvreune belle vue.

Remontant, au sortir riOrsières ,la rive d. de la Dranse dEntreinont,on traverse successivement les ham.de Fonlaine, Route et St-Laurent,avant datteindre1 h. 10 m. Liddes (aub. : l'U-nion, lAngleterre), v. par. cath. de1,411 hab., situé à 1,316 mèt.

15 m. Palajoie, ham. 15 in.Alève, ham., lon voit de grandsétendoirs destinés à faire sécher lesplantes de fèves, pour suppléer à lamaturité que les pluies ou les froidsprématurés de lautomne ne leurpermettent pas toujours de prendredans les champs. 10 m. Chapellede N.-D.-de-Loretle, d lon jouitdune vue magnifique.

10 m. St-Pierre-Mont-Joux, v.par. cath. de 318 hab., situé à 1,625mèt., a la jonction de la Dranse de'Valsorcy et de celle du St-ISernard. (Aub. : la Croix.) Son église ,oâlie au xi e siècle par un évêquede Genève , est ornée dune inscrip-li°n qui rappelle le souvenir desravages des Sarrasins dans la valléedu Rhône. On a trouvé a St-Pierre'm rnilliaire romain datant de lé-Poque de Constantin .

r au placier de Valsorey et à la* uille-a-Vossu, trou de 32 mèt. de profondeur,

A n - 4o m. env.

Au sortir de St-Pierre, défendujadis de ce côté par une muraillesurmontée de créneaux et percée derortaises, on passe la Dranse deAlsorey, qui forme une cascademarquable dans la gorge étroite et< uvage au fond de laquelle coulentiw> S .Ü a p t 'J* 3u ' s 0,1 traverse une su-i trpelorêt demélèzes, l'artillerie

de larmée française eut à surmonterles plus grandes difficultés, et lesVallaisans ont, depuis quelques an-nées, taillé une belle roule dans leroc. au-dessus du profond précipicede la Dranse. Au delà de celleforêt et de ce défilé , nommé dé-filé de Cherrayre, on trouve (40m.) quelques pâturages, sur les-quels sont situés les chalets deProu, et dont on gagne en 40 m.la partie la plus élevée, appelée lesommet.ou Plan de Prou. Au-des-sus de celle plaine, a lE., on re-marque le glacier de Menons, quedomine la cime élevée du mont Vc-lan. Après avoir dépassé ce bassin,on sélève, dans une autre gorge deplus en plus aride et sauvage ( ledéfilé de Marengo), jusquà (35 m.)deux petits bâtiments voùlés quiportent le nom dhôpital. Lun sertà faire reposer et réchauffer lesvoyageurs. Le domestique du cou-vent, qui se nomme le Maronnier oulHospitalier, vient souvent et sur-tout à lentrée de la nuit, au-devantdes voyageurs, et y laisse, en se reti-rant, du pain, du vin et du fromage.L'autre bâtiment sert a recevoir lescorps des voyageurs inconnus quimeurent sur cette route; on les ydépose avec tous leurs vêtements",pour aider, au besoin, à les faire re-connaitre. Lair est la si froid et sipeu favorable à la putréfaction ,quun cadavre peut sy conserverplusieurs années sans être défiguréau point dêtre méconnaissable.

10 ni. Au-delà de lhôpital , ontraverse le torrent du Sl-Bernardsur le pont de Nudri , depuis lequel50 m. suffisent pour monter à

UHospice du St-Bernard, lha-bitation la plus élevée des Alpes ,fondé, en 962, par Bernard de Men-thon et situé à 2,193 mèt., au borddun petit lac et au sommet dunegorge resserrée enire déliantes mon-tagnes (la Cbenalette et le Monmort,aucune des cimes voisines ne por-tant le nom du passage), et courant

1 Quelques écrivains attribuent la fondationde cet utile établissement à Louis le Débon­ naire , et d'autres à Charlemagne .

51 .