Karte 
Atlas manuel de geographie moderne : contenant cinquante-quatre cartes imprimées en couleurs / [Richard Andrée]
Entstehung
JPEG-Download
 

PRINCIPES DE PRONONCIATION ET DE TRANSCRIPTION

ADOPTÉS POUR LA NOMENCLATURE DES CARTES

Get Atlas est une édition française d'un ouvrage qui a obtenu à l'étranger un immense succès. Le fondde l'ouvrage a été conservé, sauf remplacement de quelques cartes détaillées d'Allemagne par des cartes détaillées.de France , etc...; les noms ont été traduits par une réunion de géographes, de professeurs et de spécialistes, et cettetraduction a été faite, non sur le texte primitif, mais, pour chaque pays, autant que possible, sur des cartesécrites dans la langue même du pays. De la sorte nous présentons au public, non point un atlas simplementtranscrit, mais une véritable édition française .

Les principes qui ont guidé les traducteurs sont les suivants:

1° Pour les langues écrites en caractères latins, comme le français , l'orthographe textuelle a été conservéeou rétablie. Ces langues, latines ou germaniques pour la plupart, sont l'espagnol , le portugais , l'italien , leroumain; l'anglais , l'allemand , le hollandais, le danois , le suédois, le norvégien ; parmi les langues slaves, letchèque, le polonais, une partie des idiomes slaves du sud. De cette façon on a évité d'employer des transcriptionsplus ou moins sujettes à controverse, et l'on a conservé aux noms leur forme écrite, ce qui est indispensable dansbien des cas, notamment pour la correspondance commerciale. Mais en même temps on a indiqué, dans lalégende explicative de chaque carte, les sons français qui correspondent le mieux possible aux différents caractères,laissant chacun libre de transcrire à sa guise, s'il le trouve nécessaire.

S

2° Pour les autres langues, écrites ou parlées, on a adopter une transcription française , et on a recherchéla plus approchée du son original. Parfois il a fallu employer des signes, toujours très simples, ou des diphthonguesfaciles à lire, pour suppléer aux lacunes de notre alphabet. C'est ainsi que le son guttural analogue au greca été écrit kh. Pour les consonnes mouillées, comme l'n, en russe par exemple, on a inscrit le signe empruntéà l'espagnol , mais employé déjà plusieurs fois dans la littérature française pour obtenir le son= gn.Certains sons ne peuvent être rendus d'une manière satisfaisante, la voyelle i dur ou sourd( ы) qui seretrouve dans les langues slaves et dans plusieurs langues asiatiques, et qui produit un son inarticulé, séparéde la consonne qui le précède. Pour cette voyelle, on a adopté l'y, suivant l'usage polonais .

La difficulté de prononciation de certaines lettres mouillées autres que l'n, usitées en russe, a fait renoncerà les exprimer. Les voyelles muettes employées dans la même langue pour terminer les mots, et auxquelles ondonnait abusivement la valeur de voyelles sonores, ont disparaître, comme dans Ob, au lieu de Qbi.

La plupart des divergences de transcription des langues écrites qui figurent sur les cartes ou dans les récitsdes voyageurs proviennent de ce que les noms ont été transcrits d'après une forme déjà traduite soit en allemand ,soit en anglais , par exemple, comme Shanghai , Kaschgar, Tscheljuskin, etc... qui deviennent simplement Changhai ,Kachgar , Tchéliouskin. En effet, puisque en français le son ch se rend par c.h., et que la transcription en caractèrelatin est absolument libre, pourquoi aller chercher hors de France des combinaisons qui ne représentent pas le son

ch en français ?

-

Il en résulte bien souvent des accumulations de fautes et des déformations successives dontles traducteurs ont résolu de ne pas tenir compte, quelle que fut la coutume régnante.

On a toutefois fait exception pour certains noms dont l'orthographe française , fautive peut- être à l'origine,a été consacrée par un long usage ou par des évènements historiques, comme Ratisbonne , Hambourg , Mayence,Moscou , Venise, Saragosse ; de même pour d'autres, comme Cologne , qui ont perdu leur forme originelle dans le pays,tandis que le français la leur a conservée.

Pour d'autres encore, comme en Grèce , la transcription a transiger avec la logique: il eût fallu transcriretoujours le x par k ou le x par kh; mais pour certains noms l'habitude est trop enracinée et il a bien fallu écrirepar exemple Cythère pour Kythère ou les Cyclades pour les Kyklades.

Ailleurs, plusieurs formes coexistant avec un droit égal, comme dans certaines contrées méditerranéennes les noms sont mal fixés, il a été impossible de s'astreindre à une régularité absolue.

Mais, tout en conservant le plus possible l'orthographe usitée en France , on a, chaque fois que la chose aparu utile, mentionné entre parenthèses l'orthographe nationale. Ainsi, pour Prague on a indiqué Praha , pourBrünn, Brno , pour la Haye,' s Gravenhage, etc...

Le tableau ci- après résume les principales règles de prononciation qui figurent séparément sur les cartes.On n'y a mentionné ni l'anglais , ni l'allemand , ni l'italien , admettant que ces trois langues sont suffisammentfamilières à la plupart des Français instruits.

Pour ceux qui désireraient plus de détails, on ne peut mieux faire que de les renvoyer aux ouvrages spéciaux,notamment à l'excellent opuscule du général Parmentier ¹.

Les traducteurs désirant conserver à cet atlas un caractère de simplicité qui le mît à la portée de tous,ont cherché à concilier pour le mieux l'exactitude méticuleuse de la prononciation avec la clarté de la transcription.

1. Quelques observations sur l'Orthographe des noms géographiques, par le général Parmentier. Mémoire publié par l'Association française pour l'avancement des Sciences

.