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Tome premier.
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DE LA NATURE VÉGÉTALE. 31

eaux cessent communément de coulerdans cette saison.

Si les fluides aériformes sont moinsévidents à la vue que les corps liquides,il n’est pas moins vrai que les premiers,quoique transparents et aériens, quijouent le plus grand rôle dans la nature,ont aussi leurs débordements, et veu-lent être digues par des masses fléchis-santes et élastiques.

Lorsque les rayons solaires viennentse réfléchir sur un coteau ou une chaîne

de montagnes, ils montent, passent ets’échappent comme des ombres fugiti-ves, sans produire aucun bien, si rien nes’oppose à leur extrême fluidité ; mais s’ilstrouvent un bois serré au sommet, il lesarrête comme une digue arrêteroit uncourant, et les force à déposer la cha-leur, à échauffer son versant et tout lebassin qu’il est chargé de protéger : alors,ainsi que le miroir ardent d’Archimède,