DE LA NATURE VÉGÉTALE. 33
elles bassins, et arrêter le travail dela nature dans ses plus précieuses pro-ductions.
Bernardin de Saint-Pierre, que je cite-rai souvent comme autorité, et hommeéminemment observateur, attribue avecraison à la masse des feuilles vernisséesdes forêts de sapins une partie de lachaleur des étés du nord : «Je l’ai, dit-il,trouvé si considérable en parcourant lesforêts de la Russie, de Moscou à Péters-bourg, que je ne doute pas qu’elle nesurpasse celle de la zone torride, que j’aitraversée deux fois. »
« La chaleur est sans contredit plusgrande au nord en été, si l’on comparela température d’un lieu pris dans uneforêt de sapins à celle d’un lieu pris enpleine mer sous l’équateur, parcequelesplans réverbérants des feuilles lustréesont une bien plus grande étendue que
la surface de l’Océan, dans un horizon> 3