DE LA NATURE VEGETALE. 2l5
qualité médiocre , ou froide, ou brû-lante : on les cultive plus pour la forme etpar obligation de bail, que pour le pro-duit : ces terres ne sont et ne peuvent êtrebonnes qu’en nature de bois.
Les cultivateurs, privés de la riche res-source des pâturages en bois , se voientobligés, pour nourrir le bétail nécessaireà leurs travaux, et suppléer à l'insuffi-sance générale des prairies, de cultiverau moins le 20' de leurs terres en lu-zerne , en trèfle , sainfoin, etc., sanscompter les avoines, qui comme four-rages, alternent avec les blés.
Quelqu’idée que l’on se fasse du calculcomparatif qui précède, et dans quelquelimite que l’on resserre les conclusionsque nous avons voulu en tirer, dumoins, ne peut-on s’empêcher de recon-noître ici, que dès que l’homme a inter-verti avec excès, l’ordre naturel des cho-ses établies, il a été obligé de recréer à la