DE LA NATURE VÉGÉTALE. 219
der, que dans les communes où il n’existeplus de parcours, nul ne puisse avoir debestiaux, s’il ne justifie pas des moyens,qu’il a de les faire subsister dans sespropres pâturages.
Il faut pour en venir à une mesure au-tant sévère , contre les familles indi-gentes , déjà privées de bois , que la na-ture végétale soit totalement détruite :caries simples buissons d’aubépine, d’é-glantier et de troene, qui bordoient noschemins champêtres, et qu’on laissecouper et arracher avec beaucoup tropd’indifférence, suffisentpar leurs feuilleset leurs rameaux, avec le saule, la ciguëet les plantes les plus âpres qui croissentsur les terrains incultes, à la sobriété dela chèvre, qui offre en retour son nectaraux enfants des ménages pauvres, pourqui elle est, avec la pomme de terre fari-neuse , la providence de la vie.
La pomme de terre, dont la culture a