DE LA NATURE VÉGÉTALE. 25 (J
tion atmosphérique, entre la mer Paci-fique et le continent américain.
Sur le revers oriental de ces monta-gnes, qui fait face à l’Atlantique, onvoit des fleuves de quinze cents lieues decours, tandis que, du côté opposé, il nedescend des Cordilières à la mer du Sud,que quelques ruisseaux qui, après avoirrafraîchi les vallées étroites du Pérou,vont se perdre pour la plupart dans dessables.
On remarque visiblement une pré-voyance divine dans l’ordonnance, laposition et l’élévation de ces grands bou-levards, créés pour le repos et le bonheurd’une vaste partie de la terre : car si cettechaîne de montagnes avoit passé par lemilieu du continent de l’Amérique, ouavoit été moins élevée, la mer Pacifiqueeût éprouvé une agitation plus vive, plustumultueuse, souvent violente : l’Océanatlantique s’en seroit également ressenti,