DE LA NATURE VÉGÉTALE. 315
multiplier sans terme les animaux qu’ony élève, et d’augmenter l’aisance de tou-tes les familles, mais d’épargner ainsique par le hêtre et le gland, une grandequantité de grains et de légumes, quidoivent aujourd’hui remplacer leur ab-sence.
Les trois arbres, dont je ne viens quede rendre foiblement les avantages, mé-ritent d’être multipliés, et ceux qui exis-tent conservés, avec d’autant plus desoin et d’intérêt que, seuls, ils seroientcapables de changer la face de tous lesménages.
Ce que le laborieux cultivateur cher-che à créer par les plus pénibles travaux,en déchirant sans cesse les flancs de laterre avec de nombreux attelages, il letrouveroit abondamment, sans fatigue,dans le hêtre, le chêne, le châtaignier,et dans les noyers, qui méritent de leurêtre associés. Quelle abondance-d’huiles