DE LA NATURE VÉGÉTALE. 369
pondent... C’est à cette époque heureuse,et lorsque les vents seroient devenus plusréguliers, que des harpes éoliennes, sus-pendues aux cèdres de nos montagnes,comme aux rochers de leurs profondesaufractuosités, pourroient faire répéterharmonieusement aux échos la renais-sance d’une seconde création.
On peut dire d’une forêt, autant defeuilles, autant de voix différentes, tantles sons se réfléchissent et se multiplientSOUS ces voûtes sonores de verdure. Par-mi toutes les scènes vivantes qui nousravissent à chaque pas dans ces asiles,où les sensations sont toutes différentesde celles qu’on éprouve en rase campa-gne, la plus imposante est celle des mé-téores électriques.
Dès que le bruit du tonnerre com-mence à s’y faire entendre, le chant desoiseaux cesse; un profond silence suc-cède à la joie universelle; on semble être
Effet <lutonnerredans le»bois.
I.