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tre les attaques et les surprises, que dedétruire généralement tous les bois. Ilsont, on peut dire, rasé cette terre deparfums et de prédilection. Cette plaieplus profonde et plus funeste que celledes armes même, n’a pas été cicatri-sée, et saigne encore aujourd’hui en Es-pagne.
Cette belle et ancienne Bétique, levéritable jardin des Hespérides aux pom-mes d’or, visitée dans les temps les plusreculés, par les Phéniciens, recherchéepar les Carthaginois, convoitée et dis-putée parles Romains, a perdu commela gracieuse Lusitanie, ses odoriférantesforêts d’orangers, de citronniers, de li-moniers, dont les arbres, d’une éternelleverdure et d’une suave fraîcheur, pro-duisent à-la-fois et des fleurs et des fruits.Ici la terre étoit un bocage continu deparfums et de délices pastorales; mais lecharme de la vie y a été détruit comme