DE LA NATURE VÉGÉTALE. 37 t
que gorge, chaque colline, chaque chaînede montagnes, formoit une barrière im-pénétrable, qui exigeoit l’emploi de lacognée et du feu, avant que l’épée nepuisse trouver jour aux combats. Si dèslors le pays se fût trouvé nu et ouvertcomme aujourd’hui, toute la populationeût passé sous le joug, ou été exterminéeen peu d’années, tandis que ces vastesforteresses végétales ont non seulementservi de refuge aux vieillards, aux fem-mes et aux enfants, mais ont encore exigémalgré la supériorité de la tactique ro-maine, plus d’un siècle de sanglants com-bats, avant que ces ambitieux conqué-rants pussent régner paisiblement dansles Gaules.
Les Maures, qui à leur tour voulurentrégner à tous prix, sur les beaux et for-tunés climats de l’Espagne, n’ont pastrouvé de moyen plus prompt de con-quête, et de conservation plus sûre, con-