en Suisse.
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gauche du chemin ; les diagonales inclinées le$unes aux autres, qu’ils parcourent successive-ment, rendent moins rapide la pente par la-quelle ils s’élevent.
De distance à autre, 6c fort voisines les unesdes autres, les chemins font coupés par desbarrières , non pas comme en d'autres pays,pour y mettre le voyageur à contribution, maispour contenir le bétail, l’empêcher de paflerd’un héritage dans un autre, ou de se disperser.
En plusieurs endroits, j’ai vu des bancs furles chemins, pour la commodité des voyageurs.
Dans toute la lisiere occidentale de la Suisiè,on fait usage de la Langue Françoise, qui régnéencore tout le long du lac de Genève, & enremontant le Rhône jusqu'à Sion, où elle expire.Dans tout le reste de la Suisse, c’est l’Allemand,qui est la Langue nationale, celle dont on sesert dans les dietes, dans les conférences géné-rales, dans les affaires d’État, pour l’expédirioades lettres &c réponses concernant les Confédérés,tant dans les Treize-Canrons que dans le Vallais& chez les Grisons. L’Italien n'est usuel dansaucune partie de la Suiífe ; il se parle, il est vrai,dans les Lai liages Ultramontains, dans la Val-teline, & les Comtés de Bormio &r de Ghiavene;mais ces districts font terres d’Italie, dont ilssent des dénaerabremcns.