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Tome premier.
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€i Voyage

par la violence des eaux que par Pinégalité fitla mobilité du fond fur lequel roulent ces tor-rens. Souvent le sentier auquel on s’est confiédifparoît fur la pelouse, sans qu’on puisse enrecouvrer la trace. Enfin, dans la Suisse Orien-tale, on fait quelquefois des journées entieresfans trouver de villages.

Dans la Suisse Occidentale, on trouve par foisde fort beaux chemins : ils font tels de Baie à Ge-nève, vers Zurich, Winterthour, Frawenfeld, &c.Je ne crois pas néanmoins que la confectiondes grands-chemins íoit un bien pour la Suisse.Les affaires mercantiles en recevront, à la vérité,plus d’activité ; mais au détriment de s esprit public& de la sécurité nationale, la facilité des com-munications étant un véhicule au progrès & àTadmiffion des moeurs étrangères, en même-temps qu’un moyen ouvert à des invasions plusfaciles.

Le transport des marchandises, dans la plusgrande partie de la Suisse, se fait par des che-vaux de bât ou de charge, & il n’est pas possibled’en user autrement par la nature des chemins,qui n’admettent point de voitures.

Sur les montagnes, lorsque la largeur du che-min le permet, les chevaux &s les mulets, parun heureux instinct, au lieu de monter en lignedroite, se portent en zig-zag de la droite à la