Voyage
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da le récuser , s’il lui a été parlé de l'affairspar l’ami d’une des parties.
Les délits qui n’emportent pas peine capitale,sont punis par la peine des sonnettes. Les cou-pables sont employés à nettoyer la ville , & ày entretenir la propreté. Les uns sont attachés,en plus ou moins grand nombre, à un tom-bereau , destiné à recevoir les immondices dela ville ; les autres balaient & chargent l’igno-minieufe voiture. Ils sont enchaînés, & ils ontd’ailleurs au cou un lien de fer, en forme decollier, duquel s’éleve une tige aulìì en fer,recourbée par le haut, à l’extrémité de laquelleétoit probablement autrefois une sonnette, quia fait nommer ce genre de punition, la peinedes sonnettes. Les femmes y sont condamnéesainsi que les hommes, Lc il me souvient d enavoir vu à Berne une très-jolie , au jupon court,à la démarche élégante & légere, balayant avecgrâce , ôc cherchant encore à capter les regards.
Quoique ville populaire, ou constitutionnel-lement démocratique, on ne laisse pas de voirrouler de nombreux équipages à Baie. MaisLégalité Républicaine ne souffre point qu’unhomme s’humilie publiquement derriere , pournourrir l’arrogance ou la vanité de celui quiest dedans.
Les horloges, à Baie, sont constamment avan.