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les substances ? N’a-t-on pas reconnu que lescorps même solides fournissent à l’évaporation ?L’air est donc imprégné des parties atténuées,imperceptibles, élémentaires, &: constitutives detous les corps ì Pourquoi la Nature ne les yreprendrait-elle pas immédiatement, pour enrecomposer de nouveaux êtres , de nouveauxtouts ? Les pores, qui font à la superficie dutronc, des branches, des feuilles & des fruits,ne font-ils pas autant de bouches absorbantes }ne sont-ce pas les extrémités de petits canauxcapables , ainsi que les racines, de filtrer &châtier les principes, les déposer, les modifier,les astìmiler par l’organisation de l'arbre, & sui-vant les vues de la Nature. Un saule de cin-quante ou soixante livres aura crû dans unecaille : le déchet, dans la masse de terre quienveloppe ses racines, se réduit à rien ou presquerien. La quantité de matière liée sous son vo-lume s'est donc formée aux dépens de l’atmos-phère , qu’on doit regarder comme la menstrueuniverselle.
D u col de Byrse, je débouchai dans la valléede Moutiers-Grand-Val. Le bourg ou gros vil-lage de ce nom est ainsi appellé de la grandevallée où il se trouve, & d’un Monastère quiy avoir été fondé ; mais qui se transporta à