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Tome premier.
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Voyage

j’avois à traverser ; mais il me fut impossiblede leur faire accepter aucune marque de mareconnoissance : le présent devenoit pour euxune iníulte. Combien nous sommes loin de cesmœurs !

Le plateau de cette montagne ne présentoiraucune trace de chemin, & je me dirigeai ensuivant , de mon mieux, l’indication de mesbergers. Arrivé au bord du plateau , j'eu s sousles yeux une vallée , formée par de hautes mon-tagnes de roche crue, &r dont le fond estoccupé, en partie, par un lac, ignoré des Géo-graphes ; ce lac, d’une demi-lieue de longueur,est abreuvé par une chiite d'eau d’environ centquatre-vingt pieds de haut. 11 donne naissance àune riviere qui va se jeter dans la Reuss, prèsd’Ursere.

Une pente très-roide, Lc fans vestiges de sen-tier , me conduisit au bord du lac , que je com-mençai à côtoyer. Un éboulement de montagnesde fraîche date, &r qui avoir jonché au loinla vallée de ses débris, me barra le chemin. 11fallut me déterminer à en fouler les lambeauxentassés, qui, dans la chute, se sont portés bienavant dans le lac.

Au-dessous du lac, Sc dans la même vallée,je trouvai trois autres éboulemens, plus anciens,qui ont encombré plus de la moitié de la vallée,

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