Band 
Tome premier.
Seite
303
JPEG-Download
 

en Suisse.

Zoz

quoique fort large. Dans l’un , la montagnes’est écroulée fur un quart de lieue de longueur;Lc, en quelques endroits, ses débris ont atteintl’autre côté de la vallée. A succession de temps,les terres ravalées,. la décomposition des végé-taux, &c. recouvrant ces débris, qui seront bois,pâturages, & verdure; cet accident de la Naturefera pleinement ignoré : on n’en aura pas mêmede soupçon. Combien n’y en a-t-il pas que lelaps des siécles a ainsi voilé à nos yeux. Toutefoisle fond de cette vallée, ainsi qu’on peut le re-marquer du côté d’Ursere, à huit cents piedsou mille pieds de profondeur, n'etì formé quedes débris & des éboulemens des montagnescollatérales , & il fut un temps que le Val-d’Ursere, où nous allons descendre, communi-quait de plein pied avec le Val-Tavetsch, oùnous avons quitté la source du Rhin.

La riviere qui fort du lac d’Ursere , íilloneprofondément le fond de cette vallée, & il ya ouvert des précipices, des abîmes, du côtéoù les terres Lc les déblais ne font pas soutenus,&c où elle se précipite dans le Val-Ursere. Ony descend par des sentiers détestables, continuésen quelques endroits par des degrés de pierresrondes, inégales , mal assurées. L’aspérité deschemins n’empêche pas qu’on ne porte , avecplaisir, ses regards fur les cascades, d’une pro-