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Tome second.
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ïíe présente en lui-mime aucune ressourcé pourla -somme; quelle autre raison pourroit les dé-terminer à y rester, que la certitude d'y jouirtranquillement des fruits de leurs labeurs, dansle sein d’une paix constante, &c sous la protectiondes loix les plus équitables. Vouloir étendre lesdroits du Prince, aux dépens de ceux des Peuples,ce seroit donc travailler à procurer la dépopula-tion du pays, Panéantiflement des arts &c del’industrie, & y tarir les sources de P abondance,&■ de la prospérité !

En cas de contestation sur la succession à laPrincipauté, les Etats du Pays sont juges absolusde la question , & le Canton de Berne décide lesdifférends qui peuvent s'élever entre le Prince &les Peuples, par rapport à leurs droits respectifs.En 1768, Berne exerça ce droit, relativementaux prétentions du Prince, qui y tendoient àPaccroislément de son pouvoir. On accusa lejugement des Bernois de partialité ; les Neuchâte-lois reprirent tous leurs pouvoirs, (k PAvocat-Général du Roi de Prusse, Godeau, à son retourde Berne, fut mis à mort par le Peuple en fureur.

Qui accueillera jamais les mesures auxquellesse prêta le Conseil de Berne, contre un Etatallié, dans un moment d’aísoupissement de cetespritpuLlic , qui fait le lien & la force des Etats,&c qui, plus qu’ailleurs, doit être respecté &r