en Suisse.
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ches qui en est à près de trois lieues vers lemidi. Cette plaine n’a de pente qu’un demi-pied íur mille toises; & en fouillant le terrein 3ou y remarque les différentes couches de limonsde feuilles &: de gravier qui s’y font forméessuccessivement, & qui y ont été entraînées descoteaux voisins, par les ruisseaux & les ravins.
Le lac de Neuchâtel doit communiquer àcelui de Genève, au moyen d’un canal quiréunit les deux rivières d’Orbe & de Venoge,dont l’une verse au lac de Neuchâtel, &r l’autreà celui de Genève. Ce canal étoit déjà creusefur un intervalle de quatre lieues, lotique lestravaux, pour y établir la navigation, ont étésuspendus, & il n’est praticable en ce momentque depuis Yverdon julqu’à Entreroches, oùtombe une des deux branches d’un ruifléau quife partage à une lieue plus au Nord, de ma-niéré qu’une partie de tes eaux fe rend daml’Océan par le lac d’Yverdon, & l’autre dansla Méditerranée par le lac de Genève.
Au sortir de Neuchâtel, je contournai le lac àfa partie septentrionale. Là commence la Langneallemande. Je traversai l’immenfe marais dontj’ai parlé à i’article de Morat;je traversai LAarà Arberg, Lc de-là, par un pays inégal & pres-que toujours couvert, j’arrivai à Berne, Tunedes plus importantes villes de la Suiflè.
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