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l’-enfance au-delà du terme fixé par la Nature.Durant dix ans cette jeunesse , l’elpoir de lanation, associe l’idée de I’ennui à celle du tra-vail ; association funeste, à laquelle on doit sou-vent les malheurs du premier âge , ainsi queles erreurs &c les égaremens du reste de la vie !On profite de fa foiblesse pour la condamnerà des travaux qui préparent en même-temps lamollesse du corps, & détruisent le caractère,sans retour.
Des âmes flétries pendant une longue fuited’années, ont peine à se relever & à reprendreleur fierté , leur énergie, ou ne la reprennentqu’imparfaitement. Par une tension, une appli-cation précoce, les ressorts ont été forcés, sinonbrisés.
L’opposition marquée des jeunes gens à cegenre d’études ; les efforts qu’ils ont toujoursfaits, qu’ils font constamment pour s’y soustraire,sont une réclamation de la Nature. Le momentest venu oú, aussi sages qu’eux à cet égard, nousles délivrerons de ces entraves à l’avanrage desmœurs, à l’avantage du caractère national, &à celui de la constitution physique indivi-duelle.
Dans ce cours d’études, nous courbons, pen-dant huit ans, notre jeunesse à l’idiôme desLatins, introduit par l’ignorance, Ôc prolongé