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Tome second.
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en Suisse.

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-quart de lieue, me mena à l’auberge qui y étoit,m'introduisit, me recommanda, & s’en alla,fans avoir voulu accepter d autres marques dema gratitude, qu'un verre de vin, encore s endéfendit-il beaucoup. Les hommes seront telspar-tout, lorsque le caractère sacré de la naturene sera point oblitéré par des régimes insensés.

Je ne fus point servi magnifiquement, il s'enfaut bien ; mais je fus reçu, comme si je f u fiearrivé chez un ami. Je repartis le lendemain debonne heure , & je reconnus alors distinctementle lac que je n'avois fait que soupçonner la veille.Je gravis un rocher des plus âpres, du haut du-quel deícendoient une troupe de Montagnards,transportant, du pays voisin, fur leurs épaules,des piles de fromages, dont la charge, pourchacun , eút presque fait celle d’nne bête desomme : &• il falloir bien qu’ils les portassent,puisqu’ici les chemins ne font praticables ni auxvoitures, ni aux chevaux, ni même aux mulets.

Parvenu fur les hauteurs, je me trouvai dansune vallée de verdure, fermée de tout,côté; &:comme les montagnes qui la forment font forthautes, elle doit recevoir, sur-tout lors des fontesde neiges, une grande quantité d’eaux. J’y re-marquai même des ravins, qui m’en indiquèrentles courans &r la direction. Ils se terminent à desentonnoirs, par lesquels les eaux s’engoufrerit