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Tome second.
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Voyage

Lz8

dans la terre. Un tas de pierres, à travers les-quelles les eaux peuvent se glisser, occupoit lesbords de chaque entonnoir, &: y avoir été formé àdessein, de peur que l’oiiverture, par une causequelconque, ne venant à s’engorger ou à s’obs-truer, les eaux ne comblent la vallée, & ne latransforment en lac.

A cinquante pas de là, j’entendis le bruitd’une chûte d’eau considérable, Lc le nouveaulocal où je me trouvois, étant encore à fond decuve, je fus curieux de savoir ce que deve-noient ces eaux. Je quittai mon chemin, jeme dirigeai à l’endroit où j’entendois le bruit.Je trouvai la cascade, je suivis le gros ruisseauquelle forme au pied de la montagne, je lesuivis dans fa course, & j’arrivai avec ses eauxà un petit bassin où il est; absorbé. Une grillede bois, placée à l’entrée du goufre, prévientl’accident dont j'ai parlé il y a un instant. Jemontai encore, &: je me trouvai bientôt fur lepenchant des montagnes qui regardent le Cantonde Berfse. Le chemin dès sabord passe dedans &rpar le milieu d’une maison isolée de ce Canton.

II est un jeu imprudent auquel se livre quel-quefois l’étranger qui voyage dans les Alpes.Du haut des montagnes , du haut d’immenses&: profondes vallées , il aime à détacher de?pierres volumineuses, des éclats de rochers qui,